Démocrate à sa manière

Erdogan a fait une campagne immense. Il a même offert des cadeaux aux foules venues l’acclamer et boire l’élixir de son discours triomphant. Il a voulu corrompre les électeurs, dépense pour rien. Istanbul vient de tomber officiellement dans les mains de l’opposition. Après Ankara, Antalya, Izmir…Après 100 meetings, Erdogan rentre bredouille, la gibecière légère, portant quelques petits oiseaux immangeables au moment où l’opposition a pris des perdrix et des faisans. Mais le Sultan, mauvais perdant, refuse d’accepter la loi des urnes. Pour le, moment, il fouille dans le passé du maire élu Ekrem Imamoglou. Il aimerait bien lui coller une accusation imparable pour le déloger. Il pense aux terroristes kurdes, mais les Turcs connaissent déjà la musique. Erdogan est un fervent démocrate, mais seulement quand on vote pour lui et son part.

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