Karim Tajmouati : « Le satellite Mohammed VI – A est un outil au service du développement socio-économique du Maroc »

Karim Tajmouati, directeur général de l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie.

Karim Tajmouati, directeur général de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie.

Dans la nuit de mardi 7 novembre à celle du mercredi 8 novembre, précisément à 01H42 GMT, Arianespace a réussi à mettre sur orbite, via son lanceur Vega, le premier satellite marocain d’observation de la terre appelé « Mohammed VI – A ».
Karim Tajmouati était présent sur les lieux du lancement, au centre spatial guyanais (CSG) de Kourou. Dans un entretien qu’il vient d’accorder à notre confrère Medradio, le directeur général de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie a annoncé que le satellite « Mohammed VI – A » a d’ores et déjà émis ses premiers signaux. « Nous sommes devant une situation de plein succès », s’est-il réjoui.
Tajmouati est revenu ensuite sur les applications possibles qu’offre désormais l’imagerie satellitaire provenant de cet outil hautement technologique. Dans ce sens, l’une des applications qu’il a données en exemple, est celle de l’imagerie satellitaire utilisée dans les techniques cadastrales et cartographique. « Jusqu’à présent, nous avions l’habitude de recourir à l’imagerie aérienne pour mettre à jour notre cartographie, nous passions alors commande auprès de fournisseurs internationaux. Désormais, le Maroc devient autonome et peut produire ses propres images. Lesquelles permettent d’accélérer la mise à jour de nos fonds documentaires et cartographiques », détaille-t-il.
Le directeur général de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie rappelle que la cartographie sert d’abord et avant tout à la parcellisation et donc à l’immatriculation d’ensemble. Ce processus fait déjà l’objet d’un vaste programme lancé dans le pays au profit du milieu rural.
Autres applications possibles : le suivi des activités agricoles, la prévention des risques climatiques ainsi que des catastrophes naturelles, l’optimisation de la lutte contre les incendies de forêts et la protection de l’environnement. S’y ajoute le précieux apport de l’imagerie satellitaire en matières de développement des infrastructures et d’aménagement du territoire dans les villes comme dans les campagnes.
« En somme, insiste Karim Tajmouati, toutes ces applications constituent autant de dispositifs au service du développement socio-économique du pays».
Pour rappel, le satellite a été réalisé par le consortium Thales Alenia Space et Airbus pour le compte du Royaume du Maroc.

Voici l’entretien audio dans son intégralité

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