Les migrants assimilés à des criminels en Algérie

Le Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, du Haut Commissariat aux réfugiés, a examiné, mercredi 11 et jeudi 12 avril, le rapport de l’Algérie sur les mesures prises par ce pays pour donner effet aux dispositions de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. Lazhar Soualem, le Directeur des droits de l’homme au ministère des affaires étrangères de l’Algérie, s’est trouvé dans une très mauvaise posture après les observations faites par Ahmadou Tall, le corapporteur du Comité.

Ahmadou Tall, s’est en effet, inquiété d’informations reçues par le Comité relativement à un langage tenu par certains officiels dans le pays concernant la situation des migrants – un langage par lequel les migrants sont assimilés à des acteurs criminels.  Les expulsions collectives sont une question d’actualité, a poursuivi le corapporteur, faisant état d’informations reçues par le Comité selon lesquelles hier même (mercredi 11 avril), il y avait encore des opérations d’expulsions collectives, avec beaucoup de brutalités et de violences, les migrants étant «pris en vrac» sans distinction aucune selon qu’ils se trouvent ou non en situation irrégulière ; ensemble, ils sont reconduits à la frontière et sont livrés à eux-mêmes au milieu du désert et dans ces conditions, certains pourraient périr, s’est inquiété A. Tall.  Il s’est en outre inquiété d’informations laissant apparaître une forte répression des défenseurs des droits de l’homme en Algérie, notamment lorsqu’il s’agit des droits des migrants.
Les observations finales sur le rapport de l’Algérie seront adoptées unltérieurement avant d’être rendues publiques le 20 avril.

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