Un ex-ministre israélien encourt 11 ans de prison pour espionnage

Un ancien ministre israélien, qui plaidé mercredi 7 janvier 2019, coupable d’espionnage au profit de l’Iran, devrait être condamné à 11 ans de prison ferme, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

Suite à un accord entre la défense et l’accusation, Gonen Segev, ministre de l’Energie et des Infrastructures entre 1995 et 1996, devrait être condamné à 11 ans d’emprisonnement pour « espionnage aggravé » et « transfert d’informations à l’ennemi ». Cet accord sera soumis pour approbation à un tribunal qui siégera le 11 février.

Gonen Segev est accusé d’avoir fourni à l’Iran depuis 2012, alors qu’il résidait au Nigeria, des informations sur la localisation de sites abritant des services de sécurité israéliens ainsi que des noms de responsables, et ce d’après l’acte d’accusation, dont la partie non censurée avait été rendue publique lors de l’ouverture du procès.

Arrêté en mai à l’aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv, puis détenu en secret jusqu’à ce que le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, annonce sa détention le 18 juin, l’ex-ministre aurait rencontré ses contacts iraniens à plusieurs reprises dans différents pays et leur aurait transmis des informations sur la sécurité et les ressources énergétiques en Israël.

Gonen Segev, médecin élu député en 1992 sur une liste d’extrême droite, avait quitté son parti et voté en faveur des accords d’Oslo II en octobre 1995, permettant au Premier ministre de l’époque, Yitzhak Rabin, de faire passer au Parlement la seconde phase de cet accord qui était censé mener à la création d’un Etat palestinien.

Nommé ministre de l’Energie et des Infrastructures, il avait été condamné en 2003 à une peine d’un an de prison avec sursis pour tentative de fraude. Un an plus tard, il avait écopé d’une peine de cinq ans de prison ferme pour trafic d’ecstasy.

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