Les directeurs financiers africains optimistes

Principale conclusion d’une récente étude signée PwC auprès des directeurs financiers de l’Afrique francophone : Malgré les contraintes d’expansion sur le continent africain, l’optimisme reste de mise quant aux prévisions de croissance cette année. Mounia Kabiri kettani

80 % des directeurs financiers en Afrique francophone sont optimistes dans leurs prévisions pour l’année 2017,
contre seulement 54% en 2016. C’est ce que révèle le cabinet d’audit et de conseil PwC dans la dernière édition
de son étude portant sur les « Enjeux stratégiques et priorités 2017 du directeur financier en Afrique francophone ». Dix pays sont concernés par cette enquête:le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Mali,le Bénin, le Sénégal, la République Démocratique du Congo et le Togo.Pour les directeurs interrogés, le continent africain capte aujourd’hui un bon nombre de capitaux étrangers,et donc il représente une terre favorable à la croissance pour les prochaines décennies. 82% de ces directeurs se montrent confiants dans les pays du Maghreb et 75% dans les pays de l’Afrique subsaharienne.Cet optimisme, comme l’explique Noël Albertus, Managing Partner
PwC Advisory Maghreb et Afrique francophone, se traduit par la volonté des directeurs financiers de se développer à l’international. 94% des répondants comptent avancer leurs pions surtout en Afrique

Les sujets d’ordre sécuritaire et géopolitique sont des obstacles qui constituent un réel handicap d’ouverture sur l’international pour 56% des répondants basés au Maghreb.

francophone. Raisons évoquées :jeunesse de la population africaine de plus en plus instruite, émergence de sa classe moyenne et la diversité de ses ressources naturelles. L’Afrique anglophone est aussi concernée.Plus de 41% des directeurs financiers interrogés affirment vouloir y investir contre seulement 10% l’année dernière.Néanmoins, cette stratégie d’expansion,n’est pas sans heurts.

obstacles à lever
Il existe des difficultés spécifiques à chaque région. Les sujets d’ordre sécuritaire et géopolitique sont des obstacles qui constituent un réel handicap d’ouverture sur l’international pour 56% des répondants basés au Maghreb.
En Afrique subsaharienne, les DF évoquent surtout des freins liés à la « Dans cette région, le principal obstacle est la réglementation et le manque d’harmonisation des législations. La négociation des standards panafricains a pour objet d’instaurer un droit des affaires harmonisé, mais encore faut-il que ces résolutions soient appliquées.A cela s’ajoutent les contraintes fiscales,très pesantes pour les entreprises »,explique Douty Fadiga, associé chez PwC en côte d’ivoire. Autre hic : l’accès au financement. 31% des sondés estiment que ce dernier est au cœur de leurs challenges.

priorités 2017
Plus de 78% des DF de l’Afrique francophone mettent l’optimisation du cash disponible en tête de leurs priorités Un autre chantier et non des moindres, l’amélioration des systèmes d’information. D’ailleurs ce sont 72% qui comptent s’y mettre afin de gagner en qualité et en rapidité.
Parallèlement, l’étude révèle que 36% des DF interrogés sont confrontés à des difficultés liés au recrutement des des difficultés liés au recrutement des du mal à définir les plans de carrière des collaborateurs. Un autre défi des DF aujourd’hui : l’accompagnement de la transformation numérique

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