Vito Tongiani et Veronica Gaido exposent « Mogador » à Rabat

Du 25 avril au 24 mai 2017 à la Galerie Bab Rouah à Rabat

La Galerie Bab Rouah de Rabat accueille pendant un mois les œuvres des artistes italiens Vito Tongiani et Veronica Gaido. L’exposition « Mogador » comme son nom l’indique rend hommage à la belle Cité des Alizés.

Marbrier de formation, Vito Tongiani est peintre par prédilection et sculpteur par passion. A l’origine des sculptures des quatre héros du tennis français à Roland Garros, ses portraits qu’ils soient peints ou sculptés, frappent par leur vraisemblance. Eperdument amoureux d’Essaouira, l’artiste qui a décidé de s’y installer depuis plusieurs années, a choisi d’immortaliser le port de la ville et ses barques.

Photographe talentueuse, Veronica Gaido fige à travers son appareil les moindres instants de vie de Mogador.

« A travers « Mogador », les deux artistes italiens, Vito Tongiani et Veronica Gaido, proposent autour du port d’Essaouira des extractions visuelles sensibles, des gens, des gestes, des choses invisibles, mais récurrentes, et parfois immuables. Vito Tongiani, peintre et sculpteur reconnu pour sa capacité à aimer la vie sensuelle des objets et le regard tendre des femmes puissantes, est venu avec son chevalet à Mogador, attiré par la forme féminine de ses barques. Veronica Gaido, photographe animée par une spiritualité chevillée au corps, attirée par l’ailleurs, tel Ulysse, est venue traquer le reflet du temps, des hommes et des rêves dans les eaux translucides qui cernent la ville », estime l’écrivain Driss Ksikes.

« Profondément toscan, comme la photographe Veronica Gaido mais aussi amoureux d’Essaouira qu’ils ont découvert il y a quelque années, ces artistes respectent le lieu où ils sont, la matière dans laquelle ils travaillent, la lumière si particulière mais si différente qui éclaire la Toscane et le port marocain. Le ciel à Mogador reflète l’infini de l’océan, à Camaiore il est plus nacre, plus rassurant aussi. Pétris d’une culture ou Dante le dispute à Gramsci, Vito est profondément respectueux des génies des lieux. Veronica Gaido offre

du port d’Essaouira un lieu quasiment hanté, une région du Maroc construite à la confluence de tribus arabes et berbères, pendant des siècles très juive, ouverte aux étrangers…

Dans cette quête du Maroc que mènent nos deux artistes, le peintre et la photographe établissent un pont entre deux mondes », écrit pour sa part Francis Ghiles.

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