Affaire Bouachrine: 3 rebondissements judiciaires décisifs-Vidéo

Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca, Najim Bensami a donné, ce lundi 12 mars 2018 à 17H10, un point de presse faisant suite à la plainte déposée par la dénommée Afaf Bernani pour faux PV contre l’officier l’ayant auditionné après que son nom a été cité par l’une des victimes de l’affaire Bouachrine. La plaignante a affirmé que l’officier l’ayant auditionnée a défiguré ses propos et qu’elle n’a jamais dit avoir été victime de harcèlement sexuel de la part de l’accusé. L’officier qui a été ainsi mis en cause a lui-même porté plainte, vendredi 9 mars 2018, contre son accusatrice pour offense publique.

Afaf Bernani ayant exprimé, par voie de presse, et donc publiquement son accusation, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca a décidé la levée de la confidentialité sur cette affaire dans l’affaire Bouachrine. C’est là la première décision majeure prise.

La deuxième:  le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca a annoncé que Afaf Bernani, dont le nom a été cité dans le PV de l’affaire Taoufik Bouachrine, sera poursuivie pour diffamation de la PJ et fausse déclaration. Pour étayer sa plainte, l’officier a fourni un CD comportant l’enregistrement des déclarations de la mise en cause au moment de son audition, dans lequel elle atteste clairement avoir fait l’objet de harcèlement sexuel. Sa déposition a été diffusée devant le journaliste. «A la lumière de cette preuve, le ministère public a décidé de déférer l’affaire au procureur du Roi près le tribunal correctionnel de première instance», a conclu

Troisième décision annoncée: «La défense de Taoufik Bouchrine a été déboutée en cassation du recours intenté contre le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca, Najim Bensami», a annoncé ce dernier. Et pour cause, a-t-il expliqué, «l’accusation de faux PV n’a aucun fondement juridique, ni dans les faits». Soulignant que que le ministère public est attaché à l’application de la Loi et au respect du principe de la présomption d’innocence, le procureur a en outre affirmé que le procureur général du Roi près la Cour de cassation a pris cette décision le 8 mars courant et l’a notifiée à l’auteur du recours.

A la fin du point de presse, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca a précisé que la rencontre avec les médias est en droit fil du souci du parquet à faire prévaloir le droit constitutionnel d’accès à l’information et à éclairer l’opinion publique, en vue de parer la diffusion des rumeurs et des fausses informations.

Rappel du fonds de l’affaire Bouachrine

Le procès de Taoufik Bouachrine s’est ouvert jeudi 8 mars 2018. Cet accusé devra comparaître, jeudi 15 mars 2018, en état d’arrestation devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca pour les chefs d’accusations de crimes de traite d’êtres humains, par l’exploitation d’une situation de vulnérabilité ou de besoin et le recours à l’abus d’autorité, de fonction ou de pouvoir à des fins d’exploitation sexuelle, ou le recours à d’autres formes de contrainte, commis à l’encontre de deux personnes en réunion, attentat à la pudeur avec violence et viol et tentative de viol, dont les peines sont prévues dans les articles 448-1, 448-2, 448-3, 485, 486 et 114 du code pénal.
Bouachrine est également jugé pour les délits de harcèlement sexuel, recrutement d’individus en vue de la prostitution dont une femme enceinte, l’usage de moyens qui permettent de photographier, de filmer ou d’enregistrer ces actes, dont les peines sont prévues dans les articles 498,499 et 503-1 du même code, lesquels actes auraient été commis sur 8 victimes qui ont été filmées à l’aide de séquences vidéo, d’environ 50 films enregistrés sur CD et support numérique.

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