La Razón – Benkirane a été remplacé dans le strict respect de l’esprit et la lettre de la Constitution

Dans un article publié, ce samedi 18 mars 2017 dans le quotidien espagnol La Razón, Ahmed Charai analyse l’impact, politique et économique, du retard pris dans la formation du gouvernement au Maroc. Pour ce qui est de l’impact économique, l’auteur relève les effets directs ressentis par des entreprises largement dépendantes des marchés publics. «Ces entreprises sont en grandes difficultés», conclut-il, en mettant l’accent sur l’aggravation du chômage, l’affaiblissement du tissu entrepreneurial, le ralentissement de la croissance et l’appauvrissement des services publics.
Ahmed Charai ajoute que le coût économique est encore plus important quand il s’agit des investissements. «Les gros investissements étrangers ont besoin de visibilité», explique-t-il, soulignant que la stabilité pour les investisseurs n’est pas uniquement politique, elle est aussi liée à la permanence des choix, à la fiscalité.
Concernant l’impact politique, l’analyste met en exergue le coût de «la non formation du gouvernement» pour la construction démocratique dont, écrit-il, elle détourne une partie de la population. Charai poursuit son analyse en relevant qu’après cinq mois, le blocage ne pouvait plus durer et que le roi Mohammed VI devait prendre une décision. «La Constitution, votée à une large majorité en 2011, fait du Souverain, le garant de la bonne marche des institutions», note-t-il, en signalant que le Roi Mohammed VI a opté pour le remplacement de Benkirane par un nouveau leader du PJD devant mener de nouvelles consultations en vue de former un gouvernement. «Cette option constitutionnelle a été prise parmi toutes les autres qu’accorde la lettre et l’esprit de la Constitution au Souverain», écrit Ahmed Charai, précisant que cette décision traduit la volonté sincère et le souci permanent du Roi Mohammed VI de consolider le choix démocratique et de préserver les acquis réalisés par le Maroc dans ce domaine.

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