Les syndicats veulent porter plainte contre le Maroc devant l’OIT

De gauche à droite: Les Secrétaires généraux de l'UGTM, la FDT-Azzouzi, la CDT et l'UMT.

De gauche à droite: Les Secrétaires généraux de l’UGTM, la FDT-Azzouzi, la CDT et l’UMT.

L’une des grandes réussite du chef du gouvernement est d’avoir ligué contre lui l’ensemble des syndicats les plus représentatifs, à l’exception de l’UNMT qui est sien. UMT, CDT, UGTM et FDT (aile Azzouzi) font désormais front commun. Ensemble, ils comptent aller jusqu’à déposer plainte contre le Maroc devant l’Organisation internationale du travail (OIT). Ils reprochent au gouvernement marocain la violation de la Convention internationale n°98 relative aux conventions collectives et le non respect de la Déclaration onusienne relative aux principes et droits fondamentaux au travail. Dans l’immédiat, le front syndical commun mobilise ses quartiers généraux pour le sit-in de protestation annoncé pour le 12 janvier 2016 devant le Parlement. Ce n’est pas tout. Les syndicats ont également décidé de boycotter, pour une période non encore déterminée, les instances où ils sont représentés au sein de la CNSS, l’ANAM, l’ANAPEC, le Conseil de négociation collective, le Conseil supérieur de la fonction publique et le Conseil de la médecine du travail. En faisant endosser au gouvernement Benkirane la responsabilité de cette tension sociale, UMT, CDT, UGTM et FDT (aile Azzouzi) menacent d’appeler à une grève générale dans le pays contre la politique gouvernementale.

Face à ces menaces, Benkirane répond par un silence assourdissant à travers lequel il semble crier aux syndicalistes en colère : Chiche !

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