TAM: L’aventure se poursuit sous le signe du dépassement de soi (+Galerie photos)

Nouvelle étape du Trans Atlas Marathon (TAM), dans le fief du champion Ahansal, et nouvelles sensations fortes.

11 mai, Zaouit Ahansal

Après un transfert en Jeep de 2 heures, nous arrivons au petit village d’Aouija, situé à environ 2500 mètres d’altitude. L’étape d’aujourd’hui s’annonce plus rude que celle d’hier : 36 kilomètres, 850 mètres de dénivelés positifs, 2000 mètres de négatifs pour le TAM, environ 28 kilomètres pour le Challenge. Le coup d’envoi est donné à 10h. A 2500 mètres, il fait encore frais, une température idéale pour courir. Nous traversons des paysages lunaires, de vastes prairies où paissent les chevaux, des petits villages où les moutons semblent trois fois plus nombreux que les habitants. Après une grimpée assez peu technique mais pleine de petits buissons épineux, nous arrivons sur un plateau où l’on trouve encore de la neige, rappelant que, quelques jours auparavant, il faisait encore un temps de chien. Difficile à croire aujourd’hui! Le soleil cogne et la température grimpe au fil de la journée jusqu’à atteindre 33 degrés à l’ombre. Nous entamons la descente rocheuse avant d’entrer dans un superbe canyon. Le niveau d’eau de la rivière est plutôt haut, ce qui rend difficile son passage sans tremper les pieds. Quelques dizaines de mètres de course sur cailloux, puis les pieds dans l’eau. On alterne ainsi pendant des kilomètres avant d’apercevoir le magnifique village de Tamga. Ici s’arrête l’aventure du jour pour les participants au Challenge. Les autres continuent sur une route plus large et de descente qui permet de courir plus librement. A la ligne d’arrivée, une musique DJ donne une allure de fête à la course. Tous les participants dorment sous tente ce soir, au bivouac de Cathedral Camp, situé le long d’une rivière, pour un repos bien mérité.
« C’était particulièrement dure aujourd’hui, à cause de la chaleur et des rochers » nous dit une participante venue des Etats-Unis. « Mais c’est ce genre de parcours très difficile que l’on garde généralement en mémoire. Et puis, plus c’est rude, plus on est fier d’avoir fini. »

Classement général

Hommes:
Abdelaziz Baghazza (Maroc) : 2H36MIN
Mohamed Boukrem : 3H19MIN
Ali Naciri (Maroc) : 3H22MIN

Femmes :
Aziza Raji (Maroc): 4H29MIN
Claire Healy (Australie) : 4H52MIN

Challenge :
Hommes : David Michell (Australie) : 5H15
Femmes : Morgane Kerjean (France) : 3H55

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