The Wall Street Journal: Le malheureux MeToo version marocaine

Le quotidien américain The Wall Street Journal publie ce samedi 10 mars 2018 une analyse d’Ahmed Charaï sur le traumatisme et la stigmatisation que subissent les victimes dans l’affaire Bouachrine. Une affaire, écrit l’éditorialiste, où se mélangent «effet Weinstein», islamistes et d’autres forces dans une sociétés musulmane traditionnaliste. Une affaire née d’un #Metoo version marocaine où l’accusé reçoit plus d’appui que les victimes, relève Charaï.

A force de se voir traiter de «tentatrices» et de «putes»  certaines victimes ont même confié à leurs proches et à leurs amis avoir même songé au suicide, peut-on lire dans cette analyse. Le tabou qui entoure encore la question de la « virginité », poursuit l’éditorialiste, fait que certaines victimes qui ont eu le courage de parler s’obligent à ne pas tout dévoiler de peur d’être davantage stigmatisées. D’où la nécessité, conclut Ahmed Charaï, de libérer la parole sur les abus de pouvoir liés aux abus sexuels.

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