Rajoy : « Nous n’admettons pas un référendum qui cherche à diviser l’Espagne »

C’était un congrès de l’état des lieux, des réalisations, mais aussi qui se projette dans l’avenir que celui que vient de tenir le Parti Populaire. Compte-rendu.

Le président réélu du PP et chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a clôturé le XVIIIe Congrès national de son parti en soulignant qu’il ne renonce pas à la fermeté dans la lutte contre le terrorisme et la primauté du droit. Rappelant que le PP est au service des Espagnols, il a envoyé un message de loyauté à la Couronne. Ensuite, il a mentionné José Maria Aznar, qu’il a remercié pour ses années passées comme président et pour l’héritage qu’il a laissé par son gouvernement. Dans son discours, le président du gouvernement a rappelé quelques réalisations de son exécutif mais a également souligné ce qui reste encore à entreprendre : atteindre le chiffre de 20 millions de personnes occupées en 2020.
« L’année dernière, nous avons augmenté deux fois la moyenne de la zone euro. Nous avons eu des résultats et nos objectifs sont réalistes, bien qu’ils ne soient pas faciles dans les circonstances actuelles où nous n’avons pas la majorité absolue et où nous devons intégrer des idées différentes », note Rajoy.

Dialoguer pour gouverner
« Ce dont l’Espagne a besoin, c’est de la stabilité et le gouvernement peut gouverner », dit Rajoy. Sur le dialogue nécessaire pour gouverner, il considère que son parti sait gouverner. Il a reconnu que des concessions devront être faites, mais il ne retournera pas sur son chemin. Le Président du Gouvernement ne conçoit pas le dialogue comme une rupture, mais en travaillant avec toutes les forces qui veulent contribuer au renforcement de l’Espagne.
Sur la Catalogne, il a expliqué dans son discours que ce que propose la Catalogne est « briser la loi au torero ». « Il n’est pas possible de négocier sur l’accomplissement de la loi, ce n’est pas possible » a dit Rajoy. Ce qui se passe, c’est que « vous ne voulez pas comprendre ». Pour lui, si tous les Espagnols décident de changer la Constitution c’est possible, mais pas si seulement une partie des Espagnols le veut, bien qu’il ne le recommande pas parce qu’il considère que « ensemble nous sommes plus et mieux ».
Le débat sur le processus sécessionniste est un non-sens, dit Rajoy, qui ne traitera pas avec quelque chose qui va au-delà de la Constitution, « nous ne serons pas des complices de cet arbitraire. » Nous n’acceptons pas de contourner la loi, nous n’admettrons pas un référendum qui cherche la rupture de l’Espagne, l’indépendance de la Catalogne, rappelle Rajoy. A la fin de son discours, d’à peu près une heure, Rajoy a exprimé son rejet du populisme et a encouragé tout le monde à continuer à se battre « pour ce que nous voulons » et pour la « valeur de la confiance en soi » retrouvée après la crise.
La secrétaire générale du PP, Maria Dolores de Cospedal dans son discours final du Congrès national, a indiqué que c’était une réunion de « grande importance » puisque le prochain grand objectif est de « gagner les élections autonomes et municipales de 2019 ». Pour elle, c’est le grand objectif du parti pour récupérer les électeurs perdus et l’unité du centre droit.
Après le discours de Cospedal, une vidéo a été diffusée montrant les réalisations du Parti populaire et exaltant son président Mariano Rajoy. La vidéo mentionnait « la grande équipe » qui soutient Rajoy. Il s’est souvenu des élections de 20D et du blocus qui a suivi. « Il y avait ceux qui savaient lire la réalité et d’autres qui ont simplement répété leurs anciennes idées », comme on l’a entendu dans la vidéo Après une intervention visant à renforcer les valeurs du PP et soulignant l’unité d’un parti qui se reconstruit avec de nouveaux mécanismes de démocratie interne, ceux de Rajoy, le PP va devoir se concentrer sur ce qu’il considère comme des tâches prioritaires du corps législatif. Le comité exécutif devrait convoquer lors de cette réunion les congrès régionaux du PP de Madrid et de Navarre.

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