HCP : Légère hausse de la fécondité au Maroc

La note d’information relative au niveau et à la tendance de la fécondité au Maroc, publié par le Haut Commissariat au Plan (HCP), mercredi 20 mars 2019, relève une évolution « problématique » de la fécondité au Maroc.

La baisse de la fécondité au Maroc, enregistrée depuis plusieurs années, a été interrompue. Après plusieurs décennies de baisse, la courbe de la fécondité au Maroc amorce un nouveau virage depuis 2014. Ainsi, l’indice synthétique de la fécondité révélé par le recensement de 2014 (2,21 enfants) est légèrement supérieur à celui estimé par l’Enquête nationale démographique à passage répété 2009-2010 (2,19 enfants).

Cette élévation s’explique par un léger accroissement de la fécondité en milieu urbain (1,8 contre 2,01 enfants).  «Des études récentes ont indiqué qu’une stagnation de la fécondité est en train de s’installer, et parfois-même une reprise de la fécondité a été enregistrée, dans certaines régions du monde, notamment, dans les pays arabes», indique la note. Au Maroc, les premiers résultats de l’Enquête nationale sur la population et la santé familiale (ENPSF 2018) semblent indiquer toutefois que la fécondité est en train d’enregistrer une baisse comparativement à celle de 2011, appuie le HCP.

Cependant, à travers les enquêtes démographiques et de la santé, l’évolution de la fécondité marocaine montre qu’à partir de 2014, une légère hausse a été entamée, pratiquement, dans les deux milieux de résidence (rural et urbain), et a continué jusqu’en 2018.Ainsi, le niveau de fécondité annoncé, qui était de l’ordre de 2,21 enfants par femme en 2014, et qui est légèrement supérieur à celui de 2010 (2,19 enfants par femme), a continué son ascension pour atteindre 2,38 enfants par femme en 2018.

«Si on analyse, séparément, les données des recensements de la population et celles des enquêtes démographiques et de santé, la tendance est globalement vers la baisse. Par contre, lorsqu’on combine les deux sources d’information, la tendance se modifie vers la hausse depuis 2010», précise le HCP qui estime que «seules d’autres opérations statistiques futures permettront de confirmer ou d’infirmer une éventuelle tendance de la fécondité au Maroc».

En apparence, les estimations de la fécondité, des recensements ou des enquêtes démographiques et de santé (EDS), devraient être proches, ou même semblables, mais ce constat soulève des questions d’ordre méthodologique. Notamment de nature et de période de référence de chaque opération statistique. Seules d’autres opérations statistiques futures permettront de confirmer ou d’infirmer une éventuelle tendance de la fécondité au Maroc.

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