L’urgence d’un Observatoire africain pour la sécurité routière

Lors du premier Forum africain de la sécurité routière, l’une des problématiques qui a marqué les débats jusqu’à maintenant, relève de la collecte des données statistiques relatifs aux accidents de la route.

La problématique est double : d’un côté les institutions internationales critiquent les données peu fournit par les pays africains qu’elles jugent peu fiables et d’un autre côté, ces mêmes pays rencontrent des difficultés administratifs et techniques pour collecter et archiver ces données.

« Les organisations mondiales ne reconnaissent pas nos statistiques » concède Mohamed Najib Boulif secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Equipement, du Transport, faisant référence notamment l’ONU et l’OMS.

« Pour remédier à ce problème, nous pays africains, avons décidé dès mai 2018, de créer un Observatoire africain pour la sécurité routière comme il en existe partout dans le monde » explique-t-il.

L’Observatoire africain pour la sécurité routière est annoncé en grande pompe depuis le début de cet évènement. Son objectif sera la collecte, la mise en forme, l’interprétation et la diffusion de données statistiques relatives à la sécurité routière en Afrique.

L’urgence est bien là. Elle d’autant plus lorsque l’on apprend comment sont collectées les données auprès de la Protection Civile.

« Au Maroc on considère que si la victime est morte pendant le mois suivant l’accident, c’est à cause de l’accident, si la victime décède un mois après l’accident alors on considère que ce n’est pas l’accident qui en est la cause » révèle Mohammed Salame, directeur auprès de la Direction Générale de la protection civile.

Une procédure qui ne peut pas rendre compte fidèlement de la réalité de ce genre de situation et altère donc l’objectivité des chiffes. L’urgence est donc là, un chiffre pour la souligner : au Maroc, la protection civile doit intervenir 1 fois toutes les 7 minutes au niveau du Royaume.

Comment donc collecter les informations relatives à toutes ces interventions ? Comment faire le suivi pour rapporter fidèlement les caractéristiques de ces accidents ?

Les réponses seront attendues, jeudi 15 novembre 2018 lors de l’annonce de l’Observatoire Africain de la sécurité routière et de la Déclaration de Marrakech, prévus par le programme de l’évènement.

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