En vidéo – Turquie : 9 morts et 47 blessés dans un accident de TGV

Au moins neuf personnes ont été tuées et près de 50 blessées jeudi 13 décembre 2018, dans une collision entre un TGV et une locomotive en Turquie, où les accidents mortels sur le réseau ferroviaire se sont multipliés ces dernières années.

L’accident s’est produit près d’Ankara quand un train reliant la capitale turque à Konya (centre) est entré en collision avec une locomotive effectuant des repérages sur les rails, selon le gouverneur d’Ankara Vasip Sahin.

Le ministre turc des Transports Cahit Turhan a indiqué à la presse sur le lieu de l’accident que la collision avait fait neuf morts, dont 6 passagers et trois machinistes. Quarante-sept autres personnes ont été blessées.

Selon le bureau du gouverneur d’Ankara, le conducteur du train figure parmi les morts.

L’accident a eu lieu dans une petite gare du district de Yenimahalle, dans l’ouest de la capitale. Une passerelle s’est effondrée sur le train, dont au moins un wagon a été complètement écrasé.

Le train transportait plus de 200 passagers et l’accident a eu lieu quelques minutes seulement après son départ de la gare centrale d’Ankara, selon les médias turcs. Par ailleurs, la ligne à haute vitesse entre Ankara et Konya a été lancée en 2011.

Pour rappel, en juillet 2018, vingt-quatre personnes ont été tuées lors du déraillement d’un train de passagers dans le nord-ouest de la Turquie.

Le train transportant 362 passagers provenait de Kapikule, dans la région de Tekirdag, à la frontière bulgare, et se rendait à Istanbul quand six de ses voitures ont déraillé.

L’accident le plus meurtrier avait eu lieu en juillet 2004, faisant 41 morts et 80 blessés dans le déraillement d’un train à grande vitesse dans la province de Sakarya, dans le nord-ouest du pays.

En janvier 2008, neuf personnes sont mortes dans un déraillement provoqué par des rails défectueux dans la région de Kutaha, au sud d’Istanbul.

La Turquie s’est dotée d’un réseau ferré dès le milieu du XIXe siècle, sous l’Empire ottoman, et la construction des voies a été assurée par les grandes puissances de l’époque, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne.

La légende veut que les compagnies étrangères aient été payées au kilomètre, ce qui expliquerait les itinéraires tortueux empruntés par les chemins de fer turcs.

Le développement du réseau a été poursuivi par le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk, mais son entretien a par la suite été négligé quand la situation économique du pays s’est détériorée.

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