Déraillement : Derniers développements

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a annoncé que ses équipes techniques avaient été mobilisées depuis mardi 16 octobre 2018 pour retirer le train de la voie ferrée de Bouknadel. L’Office a en outre annoncé que cette opération se terminerait mercredi matin (17 octobre). L’opération de relevage du train déraillé se déroule conformément aux prévisions arrêtées, selon la même source.

L’ONCF a en outre annoncé dans un communiqué, que les victimes de l’accident de train seront indemnisées dans le cadre de sa responsabilité civile , couverte par une compagnie d’assurance.

Un numéro vert gratuit (0 800 00 22 99) est mis à leur disposition de 9 H à 20 H.

Ce drame, de par son ampleur, a révélé la solidarité ou tout simplement l’esprit citoyen des marocains dans les circonstances difficiles.

Que ce soit sur place, à Rabat, ou encore à Kenitra ou sur les réseaux sociaux, une mobilisation d’ampleur s’est spontanément et rapidement mise en place.

Entre ceux qui proposaient de la nourriture aux environs du lieu du drame, ceux qui proposaient des solutions de covoiturage aux personnes impactées par le blocage de la voie, ou encore ceux qui proposaient un toit et ceux qui donnaient leur sang pour contribuer au sauvetage des blessés, la mobilisation a était générale et exemplaire.

Dans cet esprit,les internautes Marocains ont transformé, hier, les réseaux sociaux en une plateforme de relais de l’information et de mobilisation active. D’aucuns appelaient au don du sang, pendant que d’autres indiquaient où on pouvait le donner. Résultat de cette action : 540 sacs d’hémoglobine, selon le directeur du Centre national de transfusion sanguine et d’hématologie, Mohamed Benajiba. 16 seulement ont pour l’instant été utilisés pour sauver les blessés.

Ce sont autant de signaux de changement des mentalités des Marocains que les responsables doivent capter et prendre, en conséquence, leur responsabilité.

Déclarations du DG de l’ONCF

Rumeurs et démenti de l’ONCF

La compagnie ferroviaire marocaine ONCF a démenti mercredi des accusations largement diffusées par des usagers sur les réseaux sociaux sur les causes du déraillement la veille d’un train qui a fait sept morts, dont un ressortissant français.

Outre les sept morts, le dernier bilan officiel de cet accident survenu à une vingtaine de km au nord de Rabat, fait état aussi de 125 blessés, dont sept dans un état grave.

Un Français figure parmi les passagers tués, selon une source informée à Rabat.

La compagnie ferroviaire a publié un communiqué pour contester « des informations incorrectes reprises par certains utilisateurs des réseaux sociaux » sur les causes de l’accident.

Certains usagers ont affirmé que « les voyageurs d’un train précédent avaient alerté des responsables de l’ONCF » sur des dysfonctionnements « sans qu’ils ne réagissent », ce qui est inexact, selon ce communiqué.

« Le train a été examiné » et des « équipes techniques spécialisées ont examiné les rails » après ces signalements, sans détecter d’anomalie, a ajouté l’ONCF.

Les images spectaculaires du déraillement, le lourd bilan humain et le mutisme de l’ONCF pendant les premières heures ont suscité une émotion très vive sur les réseaux sociaux.

L’état des trains et du réseau ferroviaire suscite d’innombrables commentaires, en lien avec la prochaine inauguration d’une ligne de TGV entre la capitale économique Casablanca et le port de Tanger, prévue d’ici la fin de l’année.

« Des années que nous tirons la sonnette d’alarme sur la maintenance défectueuse des trains @ONCFgroup, du sous-investissement dans les équipements (hors TGV), du personnel nonchalant, des retards interminables », affirme ainsi sur Twitter Omar H., autrefois membre d’un collectif anti-TGV.

Autre sujet de discussion, un enregistrement audio, présenté comme une conversation entre trois employés de l’ONCF sur la messagerie Whatsapp, affirme que le train n’a pas ralenti à l’approche d’un aiguillage et circulait à plus de 100 km/heure.

« Pour éviter la propagation des rumeurs, l’ONCF partagera toute information et rappelle que tous les témoignages seront recueillis dans le cadre de l’enquête judiciaire », a affirmé la compagnie.

Une enquête judiciaire a été ouverte « pour élucider les causes et les circonstances du déraillement » du train navette qui a percuté les piles d’un pont, a indiqué le procureur général du roi près la Cour d’appel de Rabat.

Les enquêteurs procèderont « à l’audition de tous les témoins ainsi que de toutes les personnes concernées par la supervision du voyage » avec des « investigations techniques appropriées » pour « établir les responsabilités légales », a-t-il affirmé dans un communiqué.

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