Casablanca : La traduction du Coran en débat à la Faculté des lettres

Les participants à une conférence internationale sur  »le discours coranique et les défis de la traduction’’ ont discuté, mercredi 28 novembre 2018, de la réalité et des perspectives de la traduction du discours coranique ainsi que des horizons qu’ouvre ce discours dans le domaine de la recherche scientifique en sciences humaines et sociales.

Lors de cette conférence de deux jours organisée à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Ben M’sick (Université Hassan II de Casablanca), ils ont relevé que ce sujet est d’actualité puisque traitant de la traduction du texte coranique dans différentes langues avec l’ambition d’instaurer une culture du dialogue entre les civilisations et les cultures.

À cet égard, le Secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Khalid Samadi a mis l’accent sur la grande importance de la recherche dans le discours coranique et les défis auxquels sont confrontés les traducteurs et chercheurs dans ce domaine difficile particulièrement dans le volet de la translation, dans d’autres langues, des significations de verset du Coran.

Il a estimé que la recherche en matière de cette translation vers d’autres langues s’inscrit dans le cadre de la complémentarité des connaissances et du partage des valeurs humaines universelles du discours coranique, relevant que ce sujet cadre avec la vision de son département pour la promotion des sciences humaines et sociales.

Samadi a rappelé, dans ce contexte, le lancement en 2017 du programme Ibn Khaldoun d’appui à la recherche Scientifique dans le domaine des Sciences Humaines et Sociales et du forum des sciences et de la société dédié aux doctorants, notant que l’avenir de la recherche dans ces sciences dépend du renforcement de la coordination et du travail en commun entre chercheurs.

Intervenant de son côté, le président de l’Université Driss Mansouri a fait savoir que les discussions et débats sur les défis portant sur la traduction du discours coranique soulèvent principalement l’importance de la langue arabe et des langues étrangères, surtout l’anglais, langue de communication d’un plus grand nombre de personnes dans le monde.

Ces sujets et d’autres sont au cœur des programmes de recherche des différentes institutions de l’Université, a-t-il ajouté, notant que le plus important est la quête de l’efficacité tant que le problème du financement de la recherche scientifique n’est pas à l’ordre du jour.

Pour le doyen de la Faculté de Ben M’sick Abdelkader Gonegaî, le thème de la conférence, qui vise à briser les frontières entre les langues et les disciplines, s’inscrit dans le cadre d’une dimension stratégique qui prend en compte la création d’une interaction et d’une complémentarité entre les différentes sciences au bénéfice des chercheurs et des étudiants.

Des universitaires du Maroc, de Belgique, d’Egypte, d’Algérie, de Tunisie, de Mauritanie et du Yémen participent à cette conférence organisée par le Laboratoire de la pensée islamique et de la traduction, le Laboratoire des études marocaines et américaines (Casablanca) en coopération avec le centre marocain des études et des recherches pédagogiques (Rabat) et l’Institut international de la pensée islamique (Washington).

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