Violences contre les femmes: La loi ne convainc pas tout le monde

La loi 103.13 relative à la lutte contre la violence à l’encontre des femmes fait son entrée en vigueur, ce mercredi 12 septembre 2018, suite à son adoption à la majorité par la Chambre des Représentants.

Cette loi, qui a suscité un débat public sans précédent, vise à mettre fin à la violence subie par les femmes.

La loi 103.13 est le fruit d’un enchainement de lutte acharné par les mouvements féministes et les associations s’activant dans ce domaine, au service de la consolidation des droits de la femme marocaine, et ce en harmonie avec les dispositions de la Constitution marocaine.

Toutefois, bien que la parlementaire Boutaina Karouri, estime que cette loi est un vrai saut qualitatif dans le processus de promotion de la condition de la femme marocaine, certains acteurs s’y opposent et expriment leur mécontentement

Notamment Oumaima Achour, présidente de l’association Jossour des femmes marocaines. Cette dernière souligne que les recommandations de la société civile ne sont pas prises en considération dans les amendements adoptés à ce sujet, notant que plusieurs lacunes ont été soulevées dont l’absence de mesures préventives et répressives, la non reconnaissance de la violence conjugale, ainsi que l’absence d’une définition globale et complète de la violence à laquelle la femme est confrontée chaque jour.

Dans la même lignée, Atefa Timjerdine, membre de la coalition Al Karama, a relevé l’insatisfaction des associations féministes quant à l’adoption de la deuxième version de cette loi qui, selon elle, demeure plus faible en comparaison avec la première en l’absence d’une approche participative, notant qu’il s’agit « d’une régression » et « d’une violation d’un texte constitutionnel », et que cela n’aboutira pas à l’élimination de la violence touchant la femme marocaine.

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