« Diha F’rassek » défend les jeunes marocaines humiliées sur la toile

Depuis le début du mois de Ramadan, des photos indécentes de jeunes filles marocaines circulent sur les réseaux sociaux et provoquent l’indignation de internautes. Fraichement constitué, « Diha F’rassek » s’indigne et dénonce les pages de « revenge porn » se multiplient à une vitesse incroyable, postant des photos dénudées et des publications humiliantes à l’encontre des jeunes filles.

 

Le mouvement Diha F’rassek vient d’être constituer pour venir en aide à plusieurs filles humiliées sur le web pendant ce mois du Ramadan. Les pages à scandale ayant plusieurs followers, harcèlent et insultent les victimes en postant leur visage, leur identité, leurs numéros de téléphone et autres informations personnelles. Le tout, dans le but, selon ses créateurs, de « purifier » le pays.

Certaines filles, qui sont encore mineures, sont cruellement lynchées et humiliées. Craignant d’être violentées par leurs familles, elles souffrent de dépressions et affirment avoir des pensées suicidaires. « Je n’arrive même pas à imaginer ce que me feraient mes parents s’ils venaient à découvrir ces photos », nous confie Nabila, lycéenne âgée de 15 ans, qui avoue ne plus fermer l’œil depuis une quinzaine de jours.

Pour mettre un terme à ces actes abominables, le mouvement « Diha F’rassek » s’est constitué pour signaler les pages en question, même si ces dernières se sont répandues comme une trainée de poudre.

« Nous disons : Stop ! Baraka ! peut-on lire dans un communiqué du mouvement. On en marre des humiliations constantes et des atteintes à notre dignité ! On en a marre de regarder à droite et à gauche de peur d’être trainées dans la boue ou de faire face à la chouha tout simplement parce qu’on est des femmes et qu’on porte l’honneur de toute une nation sur nos épaules. Aujourd’hui nous disons « Diha f’rassek ! reste loin de ma vie privée ! »

Le mouvement qui appelle les citoyens à une forte mobilisation pour dire « stop » à cette atteinte à la vie privée, affirme que « l’ensemble des informations ont été recueillies afin de déposer des plaintes officielles auprès des autorités marocaines qui ont créé une plateforme virtuelle pour faciliter la procédure et rendre les interventions rapides et efficaces. »

 

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