RDC : Moïse Katumbi accueilli en héros national après son retour au bercail

Trois ans, jour pour jour, après son exil, l’opposant congolais, Moïse Katumbi, est revenu hier, lundi 20 mai 2019, à Lubumbashi. Il a été accueilli par une foule immense qui est venue de toue la République démocratique du Congo (RDC) pour l’acclamer. Opposant depuis toujours, Katumbi a réaffirmé d’emblée qu’il n’allait rien changer à ses convictions et à ses positions.

« La vérité est comme l’huile que l’on veut noyer. Elle finit toujours par triompher », a-t-il affirmé au micro de RFI, après avoir remercié les nouvelles autorités de son pays, pour lui avoir permis de rentrer en lui délivrant son passeport. Un geste qui montre, selon les observateurs, la volonté d’ouverture qui se fait sentir en RDC après le départ de Kabila.

Pour rappel, Moïse Katumbi avait essayé, sans y parvenir, de rentrer en août dernier. Il voulait à ce moment-là déposer sa candidature à l’élection présidentielle. Certains pronostics le donnaient même favori. Finalement, le scrutin s’est déroulé sans lui et c’est un autre opposant, Félix Tshisekedi, qui l’a emporté. Le nouveau président a été investi le 24 janvier dernier. Le retour de Katumbi est un bon signe pour ce début de mandat.

« Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever. Bon retour au pays à Moïse Katumbi », a twitté Martin Fayulu, autre opposant qui revendiquait la victoire face à Tshisekedi.

Le président du célèbre club de football TP Mazembe, Félix Tshisekedi, assure qu’il ne convoite aucun poste au gouvernement et que sa place reste dans l’opposition. Une opposition « républicaine », mais « stricte ». Il veut continuer à être la « sentinelle du peuple congolais ». Ce qui est important pour lui, a-t-il précisé, c’est que le nouveau président puisse changer la RDC. «Nous, nous sommes de l’opposition, nous allons l’aider à changer le pays. Mais nous allons condamner là où il faut condamner. Nous serons une opposition exigeante», promet-il.

Par ailleurs, Katumbi met en garde les autorités du pays contre toute velléité de modifier la Constitution. « Ils veulent toucher à la Constitution, aller au suffrage indirect pour la présidentielle. Nous ne serons jamais d’accord avec ça, prévient-il. La population congolaise veille à ça, et nous tous de l’opposition nous n’accepterons jamais ça. »

L’enfant terrible de la RDC n’a pas changé.

laissez un commentaire