Aérien : Un plan de sauvetage de Royal Air Maroc se prépare à Rabat

Royal Air Maroc reste dans l'expectative.

Royal Air Maroc reste dans l’expectative.

 

La semaine prochaine, on entendra enfin parler de Royal Air Maroc (RAM) qui semblait avoir été oubliée. Selon des informations concordantes, lors du Conseil du gouvernement devant se tenir dans quelques jours, il sera question d’un plan de sauvetage pour la compagnie nationale.

 

Le plan de sauvetage devant être discuté et annoncé incessamment pourrait apporter un soutien financier aux «Ailes de l’Afrique», mais en réduirait l’étendue. En clair, RAM devra desservir moins de destinations pour se concentrer sur les plus porteuses. Exemple, Boston, Washington ou encore Miami ne seraient plus desservies. En revanche, New York sera maintenue. Il y aurait aussi moins de bureaux de la compagnie nationale à travers le monde. A l’instar des compagnies nationales du monde entier, des décisions douloureuses seront prises.

Même la richissime Emirates, la plus importante du Moyen-Orient, a annoncé récemment son intention de procéder à des suppressions d’emploi en raison de la pandémie de Covid-19 mais sans en préciser l’ampleur. Kuwait Airways, elle, a déjà annoncé le licenciement de 1.500 employés expatriés, soit le quart de ses effectifs.

Ouverture progressive du ciel

L'aéroport London City se prépare au déconfinement aérien.

L’aéroport London City se prépare au déconfinement aérien.

Au Maroc, on ne parle pas encore de déconfinement aérien. Ailleurs, les annonces se multiplient. La dernière en date arrive de la Grande Bretagne. L’aéroport de London City, situé près du centre de la capitale britannique, vient d’annoncer sa reprise des vols commerciaux à partir de fin juin après près de trois mois de fermeture en raison de la pandémie de coronavirus. Tout est prévu pour assurer la sécurité des passagers : contrôle la température à l’arrivée et au départ, masques et visières au personnel, nettoyages rigoureux…

A Singapour, la reprise progressive des voyageurs internationaux a été annoncée pour le 2 juin. De son côté, la Grèce va autoriser des vols en provenance de davantage de pays de l’UE, à partir du 15 juin. Les autorités grecques précisent que les passagers ne seront pas soumis à des mesures strictes de quarantaine, à l’exception de ceux arrivant des régions les plus touchées par le Covid-19. Cette mesure s’appliquera aux voyageurs en provenance de l’Ile-de-France (Paris et ses environs), quatre régions italiennes (Emilie-Romagne, Lombardie, Piémont, Vénétie) et quatre autres en Espagne (Madrid, Catalogne, Castille et Leon, Castille-La-Manche).

Pareil en France, l’aéroport de Paris-Orly, fermé depuis le 31 mars, reprendra ses vols commerciaux de passagers le 26 juin, « en optimisant les infrastructures de l’aéroport » en fonction de la demande, a annoncé jeudi son gestionnaire, le groupe ADP (anciennement Aéroports de Paris).

« La réouverture effective est conditionnée à la levée des principales restrictions d’ici à la mi-juin, en particulier de celles qui limitent la capacité des compagnies aériennes à voler au sein de l’espace Schengen », précise ADP dans un communiqué.
Le premier terminal à rouvrir sera Orly 3. Il sera équipé dès le 26 juin de caméras thermiques « afin que les passagers puissent bénéficier à leur arrivée à Paris d’une prise de température », selon le groupe ADP.

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