Affaire de décapitation en France: Portrait du terroriste Abdoullakh Anzorov (vidéo)

 

L’assassin de l’enseignant Samuel Paty, en pleine rue dans la région parisienne, est Abdoullakh Anzorov. Natif de Moscou, ce jeune Russe tchétchène de 18 ans se serait radicalisé depuis trois ans. 

 

L’assassin de Samuel Paty, Abdoullakh Anzorov, n’était pas connu des services de renseignement pour radicalisation, selon des médias français qui citent plusieurs sources proches du dossier. Ce jeune passait inaperçu, selon les témoignages de ses voisins à Evreux en Normandie, dans le quartier de la Madeleine. Rapportés par des médias de l’Hexagone, ces témoignages décrivent le tueur comment étant «discret», même s’il s’est «plongé dans la religion» depuis trois ans.

Ses voisins disent aussi de lui qu’il est «un jeune sans souci». Un élu local a déclaré à La voix du nord qu’Abdoullakh Anzorov a été scolarisé à Evreux jusqu’au lycée et qu’il ne présentait pas de signe avant-coureur de radicalisation. Vivant avec ses parents et ses cinq frères dans un HLM, «Il n’avait aucun souci avec cette famille», a-t-il ajouté.

L’auteur de la décapitation est né en 2002 à Moscou. Connu pour des antécédents de « dégradation de biens publics et de violences en réunion », il n’a jamais été condamné. Il a même obtenu le 4 mars 2020 un titre de séjour valable jusqu’en mars 2030 . Il avait le statut de réfugié.

Le procureur national antiterroriste français, Jean-François Ricard a expliqué que les enquêteurs avaient retrouvé dans le téléphone portable du meurtrier le texte de revendication envoyé sur Twitter. Ce texte avait été écrit à 12H17. Ils ont découvert aussi la photo de la tête de la victime envoyée à 16H57 sur Twitter. Cette photo était accompagnée d’un message adressé à Emmanuel Macron, « le dirigeant des infidèles », expliquant vouloir se venger de celui « qui a osé rabaisser Muhammad ».

Il est aussi bien l’auteur de la revendication postée sur Twitter avec la photo du professeur d’histoire décapité. « Les investigations ont pu confirmer qu’il s’agissait bien d’un compte appartenant à l’auteur des faits », a déclaré Jean-François Ricard. La première exploitation du téléphone de l’agresseur « a permis de retrouver dans le bloc-notes le texte de la revendication, enregistré à 12h17 ainsi que la photographie de la victime décédée horodatée à 16h57 », a-t-il ajouté.

Les derniers moments de vie de l’assassin 

Abdoullakh Anzorov a été abattu par des policiers alors qu’il « courait dans leur direction en tirant à cinq reprises avec une arme de poing », a expliqué le procureur . Selon son récit, trois policiers ont riposté, entraînant la chute de l’assaillant. « Alors qu’il tentait de se relever et de donner des coups de couteau aux policiers, il était neutralisé par les forces de l’ordre », a-t-il raconté, indiquant que son corps présentait «neuf impacts» de balle.

Les policiers ont retrouvé sur lui « un couteau de type poignard, une arme de poing de type Airsoft et cinq cartouches de gaz compatibles avec cette arme ». Par ailleurs, « un second couteau d’une longueur totale de 35 centimètres, ensanglanté, était découvert à une trentaine de mètres du lieu du crime », a indiqué Jean-François Ricard.

Précisions de Moscou 

Abdoullakh Anzorov n’avait plus de liens avec Moscou depuis 2008, a relevé samedi l’ambassade de Russie, citée par les agences russes. « Ce crime n’a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis 12 ans et avait été accueilli par la partie française », a dit Sergueï Parinov, un porte-parole de la représentation russe à Paris à l’agence Tass.

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