Tribune. Amnesty international une organisation antisémite, qui veut régler ses comptes avec Israël en utilisant le Maroc ?

Par Mourad Elajouti

Vice-président du club des avocats au Maroc

Un outil de propagation de la haine institutionnalisée et l’antisémitisme

Amnesty International une organisation antisémite, c’est ce qui ressort du rapport de l’institut de recherches NGO Monitor, publié le 29 janvier 2019 et intitulé « La campagne antisémite d’Amnesty International : Contexte et informations » le document dévoile que « Les attaques d’Amnesty sur la Bible et l’histoire juive ont pour fond un antisémitisme étendu et profondément enraciné au sein de l’ONG. »

Dans un autre rapport de NGO Monitor publié cette fois sous le titre « Amnesty International s’attaque aux Juifs en 2019 » en date 03 janvier 2019, L’ONG fait savoir que « des documents ayant fait l’objet d’une fuite, vus par l’organisation, et une analyse des déclarations publiques de responsables de l’ONG indiquent qu’Amnesty International mènera une série de campagnes intenses visant à isoler Israël au début de 2019. »

En Angleterre siège de la fondation internationale, Amnesty semble travailler corps et âme pour attaquer les intérêts de l’état juif

En effet le deuxième rapport révèle qu’« en 2018, Amnesty a contrarié la communauté juive britannique en annulant un débat parrainé par le Jewish Leadership Council du Royaume-Uni, qui devait se tenir au Centre des droits de l’homme d’Amnesty à Londres.

Le même document dévoile qu’en avril 2015, Amnesty-UK a rejeté une initiative visant à « faire campagne contre l’antisémitisme au Royaume-Uni », ainsi qu’à « faire pression sur le gouvernement britannique pour qu’il s’attaque à la montée des attaques antisémites en Grande-Bretagne » et à « surveiller étroitement l’antisémitisme » – la seule résolution proposée lors de l’assemblée générale annuelle qui n’a pas été adoptée.

Un autre rapport récent  de l’organisation Jewish Human Rights Watch (JHRW) montre que les choses n’ont pas changé, et qu’Amnesty International se livre volontairement à une propagande antisémite, Ce sont exactement les termes utilisés par Imanuel Marcus l’auteur d’un article intitulé « Charity Organizations: The Obscure Side of ‘Amnesty International »

JHRW affirme que les employés d’Amnesty International « brouillent les lignes entre la critique politique et l’antisémitisme institutionnel pur et simple » avec leurs « attaques sans vergogne contre Israël ». Apparemment, les tendances antisémites au sein de la grande ONG ont « conduit à ce que les questions relatives aux droits de l’homme soient négligées et parfois même ignorées complètement ».

Blanchiment d’argent, malversations et Kidnapping géopolitique

Mais que vient faire le Maroc dans cette guerre politico- économique comportant des attaques antisémites, des campagnes de boycotts et une guerre d’intelligence ?

Dans un rapport d’Amnesty international publié le 22 juin 2020, l’organisation affirme que le Maroc espionne un journaliste et des activistes en utilisant logiciel Pegasus développé par la société israélienne NSO group.

Le Maroc qui dément utiliser le logiciel précité a demandé a ce que ces allégations soient étayés par des preuves tangibles qui démontrent un lien direct entre les autorités marocaine et les opérations d’espionnage présumés. Chose qu’Amnesty n’a pas pu prouver jusqu’à maintenant

Mais L’histoire semble plus compliquée qu’il n’y parait, Amnesty International avait attaqué le groupe NSO devant les tribunaux israéliens pour faire annuler sa licence d’exportation, la société de technologie israélienne quant à elle affirme que Facebook aurait demandé d’acheter sa solution ce qu’elle a manifestement refusé, les employés de NSO ont même poursuivi le Groupe Facebook pour avoir bloqué leurs comptes. La compréhension limitée et « la stratégie stupide » d’Amnesty international aurait entraîné Le Maroc dans ce labyrinthe d’intérêts, et la méthode consistant à utiliser le Maroc pour attaquer Israël et les intérêts du groupe NSO est juste écœurante.

Le Maroc entretient certes des relations culturelles et humaines avec l’état d’Israël du fait de la présence de d’une grande communauté de juifs marocains en Israël mais le Maroc n’a jamais changé sa position par rapport au droit du peuple palestinien à un état indépendant et a toujours protesté contre la construction des colonies.

Amnesty International qui défend désormais les intérêts de magnats de l’économie a cette fâcheuse habitude de prendre en otage des pays dans des opération lâches d’extorsion, Le Maroc ne peut pas accepter ce rôle de bouc émissaire dans cette sale guerre, d’ailleurs ces propos diffamatoires peuvent donner lieu à une action de réparation devant les tribunaux anglais.

Cet organisme qui tire derrière lui une longue histoire de scandales et qui dit défendre les droits de l’homme, doit balayer devant sa porte avant de balayer devant celle des autres , différents rapports ont conclu que l’intimidation et l’humiliation publique étaient couramment utilisées par la direction d’Amnesty envers les employés, que l’environnement de travail était « toxique », avec des intimidations généralisées, des discriminations ; du népotisme et d’autres abus de pouvoir. Ce qui a conduit à plusieurs suicides en 2018.

Un article du Journal « Le Guardian » publié le 27 Avril 2019 révèle que le secrétaire général d’Amnesty International, Kumi Naidoo, a admis qu’il y avait un trou dans le budget de l’organisation pouvant aller jusqu’à 17 millions de livres sterling de fonds de donateurs. Et afin de faire face à cette crise budgétaire, Naidoo a annoncé au personnel que le siège de l’organisation va supprimer près de 100 emplois dans le cadre d’une restructuration urgente. Unite the Union, le plus grand syndicat britannique, a déclaré que les licenciements étaient le résultat direct de « dépenses excessives de l’équipe dirigeante de l’organisation » et qu’ils se sont produits « malgré une augmentation des revenus »

En décembre 2019 Amnesty International India Private Limited avait reçu une mise en demeure pour violation de la loi sur la gestion des devises, les autorités indiennes ont effectué des recherches dans les locaux de l’organisation à Bengaluru l’année dernière dans le cadre de l’enquête. Il a été allégué qu’Amnesty India, a reçu des fonds d’Amnesty International-UK par le biais de canaux commerciaux. La direction indienne de lutte contre les fraudes vient de lancer une procédure d’enregistrement d’une affaire de blanchiment d’argent, contre Amnesty International India Private Limited et ses entités liées, sur la base d’une investigation déposée par le Bureau central d’enquête.de mauvaises langues disent même qu’Amnesty international joue le rôle d’interface et utilise ses différentes sections pour blanchir de l’argent.

Une organisation biaisée, une mauvaise gestion financière ; des failles systématiques dans le signalement des violations des droits de l’homme ; une compréhension limitée des conflits armés qui conduit à des affirmations erronées et à des analyses incorrectes, décidément Amnesty International est mal placée pour donner des leçons aux autres.

Fondée en 1961, Amnesty International est l’une des plus anciennes et des plus célèbres organisations de défense des droits de l’homme dans le monde. Dorénavant elle semble plus intéressée par le monde des affaires et les intérêts politico-économiques. Depuis une dizaine d’années ses rapports reflètent un manque de professionnalisme, de crédibilité et d’engagement scrupuleux envers les droits de l’homme, elle a contribué à la politisation voire la destruction des normes universelles en matière de droits de l’homme.

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