Amour et violence. Pourquoi la série « Normal People » fascine-t-elle autant ?

Véritable événement de l’été, la série « Normal People » issue du livre éponyme de Sally Rooney, plait énormément. Outre un scénario bien ficelé, une réalisation subtile et une écriture impeccable des personnages, ce sont les scènes de sexe qui séduisent les spectateurs.

 

Jamais l’amour n’aura été filmé de cette façon. La série en douze parties qui raconte l’histoire d’amour complexe et intemporelle d’un jeune couple irlandais se distingue par sa manière subtile de filmer leur sexualité. Les scènes de sexe y sont justement comme dans la vraie vie : maladroites, intenses, trop rapides, trop lentes ou désorganisées. Elles font partie de notre quotidien et instaurent un sentiment de complicité jouissif. Mais n’incarnent pas systématiquement le ciment des relations qui nous construisent.

 

Une intimité familière

 

 

Diffusée cet été au Royaume-Uni puis en France, la série cartonne et fait de plus en plus parler d’elle. Et son succès revient surtout à la présence sur le tournage d’une “coordinatrice de scènes intimes”. Il faut dire que la relation entre les deux protagonistes est filmée de manière brute, honnête, douloureuse, délicate et si évidente. Leur amour fait mal, prend aux tripes et ne laisse personne indifférent. Il ne s’agit pas d’une simple amourette entre adolescents paumés, mais plutôt une rencontre entre deux personnalités protectrices et destructrices.

La série dépeint une réalité sans fards d’une relation passionnelle, presque impossible et filme à la perfection une intimité familière entre deux jeunes qui se cherchent.

C’est une rencontre entre deux personnalités protectrices et destructrices. Deux jeunes ordinaires, livrés à eux-mêmes un peu trop tôt, fragiles, qui ont du mal à trouver leur place dans la société. Deux âmes qui découvrent des sentiments qui les dépassent, mêlés à des sensations qui les animent. Et que l’histoire personnelle, parfois violente, a abimés.

Le réalisateur Lenny Abrahamson confie que le défi de représenter quelque chose d’authentique à l’écran n’était pas une chose aisée. « Si vous regardez les séries qui traitent des jeunes et du sexe et des jeunes et des relations, une grande partie des propositions actuelles montre le sujet comme une sorte d’expérience problématique, précise-t-il. «  Il y a soit un certain type de dystopie nihiliste dans des oeuvres comme Euphoria. Soit c’est ludique, exagéré et absolument génial comme dans Sex Education, mais là encore, il s’agit d’une version très stylisée. »

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