Le bras de fer entre l’Occident et la Russie se poursuit. Tout est bon pour restreindre les capacités russes de financement de la guerre en Ukraine. Le pays de Poutine ne s’avoue pas vaincu pour autant, malgré les difficultés.
L’Union européenne, le G7 et l’Australie se sont mis d’accord pour plafonner le prix de livraison du pétrole russe. Ce sera 60 dollars, pas un rouble de plus. Cette décision est destinée à réduire les ressources financières de la Russie et donc sa capacité à financer sa guerre contre l’Ukraine.
Pour rendre les choses plus concrètes, les pays de l’Ue, du G7 et de l’Australie interdisent à leurs sociétés de fret et d’assurance de fournir leurs services aux Russes, dès que le prix dépasse les 60 dollars.
La mesure est d’importance puisque ces pays assurent la majorité de ces prestations. 90% de l’assurance provient des pays du G7, alors que l’UE est un acteur majeur du fret maritime.
Sur le papier, la Russie semble coincée. Pour vendre au-delà de 60 dollars, elle doit trouver des assureurs et des transporteurs hors des pays en question, ce qui n’est pas facile.
Néanmoins, pour le vice-premier ministre russe en charge de l’énergie Alexandre Novak, le prix plafond instauré par les Occidentaux "n'est pas une tragédie" pour la Russie, malgré des "chaînes d'approvisionnement à changer" et "une situation incertaine », cite l’agence AFP. Il reconnait cependant qu’il puisse y avoir une baisse des livraisons de pétrole russe dans les prochains mois face à ces "incertitudes".