Ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, sous Ban Ki-Moon, Julian Harston est un grand connaisseur de la question du Sahara marocain. C’est lui qui avait assuré la délicate responsabilité de chef de la MINURSO de 2007 à 2009. En parlant du Sahara marocain, ce diplomate britannique chevronné devenu expert en résolution de conflits sait donc parfaitement de quoi il parle. Dans une interview accordée à AfricaPresse.Paris, Julian Harston rappelle des vérités historiques sur le Sahara marocain en commentant de nouveaux faits qu’il qualifie également d’historique.
Répondant clairement à la question posée par africapresse.paris sur la légitimité du Maroc concernant le Sahara, Julian Harston explique que l’appartenance du Sahara au Maroc est incontestable puisqu'elle est fondée sur des faits historiques et culturels. "Le Sahara fait partie du Maroc, c’est ancestral et un fait historique", insiste-t-il, soulignant l’importance de la reconnaissance internationale dans ce processus.En observateur averti, l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU salue les avancées diplomatiques et économiques du Royaume, qui ont permis à de nombreux pays de reconnaître cette souveraineté.
Il souligne également le rôle croissant du Maroc en Afrique, porté par la vision du Roi Mohammed VI. Les provinces du Sud, telles que Laâyoune et Dakhla, connaissent une transformation rapide grâce à des investissements massifs, constate-t-il. "En choisissant l’Afrique, le Maroc est devenu un pays leader du Continent", fait remarquer Harston, qui voit dans cette stratégie une source d’inspiration pour d’autres nations africaines.
**Le seul avenir pour le Sahara occidental, c’est l’autonomie recommandée par Sa Majesté Mohammed VI.**
Le diplomate brittanique qualifie de "moment historique" la reconnaissance par le président Emmanuel Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Ce geste, accompagné de l’annonce de l’ouverture d’un consulat français à Laâyoune ou Dakhla, marque une étape cruciale dans la consolidation des relations franco-marocaines. "Le seul avenir pour le Sahara occidental, c’est l’autonomie recommandée par Sa Majesté Mohammed VI", affirme Harston.
Cette prise de position française pourrait inspirer d’autres puissances, comme, son pays, le Royaume-Uni. Harston exprime son espoir de voir Londres suivre cette voie dans un avenir proche, malgré les défis liés à ses priorités politiques internes. "Dans la vie, il faut savoir choisir en fonction de ses intérêts et des intérêts supérieurs de la Nation", recommande-t-il en se référant au dernier discours du Roi Mohammed VI de la Marche Verte, insistant sur l’importance de décisions claires dans des contextes internationaux complexes.**Dans la vie, il faut savoir choisir en fonction de ses intérêts et des intérêts supérieurs de la Nation.**
La visite d’État de Macron au Maroc a également ouvert la voie à des partenariats économiques renforcés. Accompagné d’une délégation de chefs d’entreprise, le président français a relancé la coopération économique bilatérale, mettant fin à une période de relations tendues. Pour Harston, cette visite reflète une confiance retrouvée essentielle non seulement pour le Maroc et la France, mais aussi pour l’Europe.
"L’Afrique est aujourd’hui plus importante pour l’Europe que l’Europe ne l’est pour l’Afrique", déclare-t-il, rappelant l’importance stratégique du continent pour l’avenir économique mondial.
"La vision que l’on a du Maroc a changé, pas seulement en Afrique, mais sur la scène internationale", conclut-il, exprimant son optimisme pour l’avenir du Royaume.