FIFM. Sean Penn: « Il faut s’adapter au style de chaque réalisateur »
Sean Penn au FIFM 2024.

L’acteur et réalisateur américain, Sean Penn, honoré pour l’ensemble de sa carrière lors de la 21ème édition du Festival International du Film de Marrakech, parle de sa méthode de travail en tant qu’acteur en évoquant son expérience singulière avec l’immense Clint Eastwood ainsi que celle vécue avec Jean-Stéphane Sauvaire dans « Black Flies » (Asphalt City) , ou Christy Hall dans « Doddie » qui sort ce mercredi 4 décembre au Maroc.

Interrogé sur sa méthode de travail et de préparation en tant qu’acteur, Sean Penn est revenu sur son expérience avec Clint Eastwood et a souligné la magie des premières prises : « Tout le monde sait que Clint Eastwood est habité par la musique Jazz. Il y avait une scène dans un petit club de jazz très intime mais Clint, dans sa façon de filmer, a l’art de rendre le lieu magique, et même si vous croyez que vous allez mieux jouer votre rôle dans la deuxième prise, lui, il va saisir cette magie dès la première prise », nous a-t-il confié, lors de la conférence de presse, tenue mardi 3 décembre au Palace Essaadi.« Cela exige donc une préparation minutieuse pour que cette première prise soit authentique, précise-t-il. Avec d’autres réalisateurs, la démarche peut être plus réfléchie sur plusieurs prises », a-t-il expliqué.
Sean Penn lors de la conférence de presse. FIFM 2024.
L’acteur oscarisé estime qu’il faut « se préparer différemment avec chaque réalisateur » d’où la nécessité de s’adapter au style de chaque cinéaste.
S’exprimant sur la méthode qu’il a suivie pour son rôle de chauffeur de taxi dans « Daddio » (2024) réalisé par Jean-Stéphane Sauvaire ou celui d’ambulancier dans « Black Flies » (Asphalt City) sorti en 2023 de Christy Hall, Sean Penn a d’abord souligné l’importance de la collaboration avec des réalisateurs et des partenaires de talent : « J’ai travaillé avec un excellent réalisateur qui nous a offert beaucoup de temps pour approfondir notre interprétation, a-t-il précisé. J’ai également collaboré avec une actrice talentueuse ».
L'acteur et réalisateur américain Sean Penn- FIFM 2024.
L’acteur américain affirme que chaque réalisateur est différent, avec une vision et un style différents : « D’abord, il faut apprendre le métier de manière professionnelle, dit-il, puis par la suite, il faut adopter une méthode à suivre et se faire confiance, jusqu’à ce que ça devienne presque une nature. Il faut se concentrer sur ce que dit le réalisateur et la vision qu’il a du personnage et où il veut vous embarquer, puis exécuter ce qu’il veut ».
Questionné sur le fait d’avoir eu l’occasion de visionner un film marocain, Sean Penn n’a pas manqué de mentionner son appréciation pour l’œuvre d’Asmae El Moudir, « The Mother of All Lies », primée lors de la 20e édition du FIFM. Selon lui, ce type de production illustre la richesse et la puissance du cinéma marocain, capable de résonner au-delà des frontières.Mettant en scène Sean Penn, Dakota Johnson, Marcos A. Gonzalez et Zora Lloyd, le film « Daddio » sort dans les salles marocaines ce mercredi. Il raconte l’histoire d’une jeune femme qui saute dans un taxi après être arrivée à New York. Le chauffeur, interprété par Sean Penn, entame une conversation inattendue avec sa passagère, qui passe rapidement d'un bavardage amusant à un badinage enjoué, puis à une franchise criante sur des sujets sensibles comme l'amour, la perte, le sexe et la dynamique du pouvoir dans les relations.