SIEL : la littérature africaine au féminin au cœur des débats
L’écrivaine ivoirienne Mahoua Soumahoro Bakayoko au SIEL de Rabat 2026

La littérature africaine portée par les voix féminines a occupé le devant de la scène mercredi à Rabat, à l’occasion d’une rencontre organisée dans le cadre du Salon international de l’édition et du livre (SIEL).

Cette rencontre littéraire a permis d’explorer la création féminine africaine comme un espace de restitution des « récits oubliés » du continent, mettant en lumière de nouvelles formes narratives qui interrogent les enjeux culturels, identitaires et éthiques de la littérature contemporaine africaine.L’essayiste et conférencière Asma Lamrabet a salué la visibilité croissante des écrivaines africaines sur la scène internationale, soulignant la nécessité pour le Maroc de soutenir davantage ces voix féminines et de leur offrir des espaces d’expression plus larges.Revenant sur la notion de « récits manquants », elle a plaidé pour une réappropriation de l’Histoire à travers une meilleure reconnaissance des contributions des femmes dans les sociétés africaines.Asma Lamrabet a également évoqué les avancées enregistrées au Maroc en matière de droits des femmes au cours des vingt dernières années, mettant en avant le rôle des chercheurs, des mouvements critiques et de la société civile dans cette évolution.De son côté, l’écrivaine ivoirienne Mahoua Soumahoro Bakayoko a estimé que l’écriture féminine africaine connaît aujourd’hui une profonde mutation, portée par une parole plus libre et assumée.«L’écriture réinvente notre regard sur le réel et ouvre des espaces de liberté », a-t-elle affirmé, soulignant la capacité de la fiction à dépasser les tabous et à explorer de nouvelles sensibilités narratives.**related_articles[21507-SIEL 2026 : Rabat célèbre les voix du voyage avec les Prix Ibn Battouta]**