Kenya : William Ruto promulgue trois lois pour attirer les investisseurs 
William Ruto a promulgué trois nouvelles lois pour renforcer l’attractivité économique kényane

William Ruto a promulgué trois nouvelles lois destinées à renforcer l’attractivité économique du Kenya et à créer un environnement des affaires plus compétitif et plus favorable aux investissements.

Dans une annonce publiée le 11 mai sur le réseau social X, le chef de l’État kényan a indiqué que ces réformes visent à stimuler l’investissement privé, soutenir l’industrialisation et améliorer la gouvernance économique du pays. La première mesure concerne la nouvelle loi sur l’impôt sur le revenu, destinée à simplifier l’administration fiscale et à aligner le système kényan sur les standards internationaux ainsi que les principes de bonne gouvernance fiscale. Le gouvernement souhaite également poursuivre les réformes engagées pour faciliter les activités des entreprises.La deuxième réforme porte sur la loi relative aux zones économiques spéciales. Celle-ci élargit désormais le champ d’action de ces zones stratégiques aux secteurs du pétrole et du gaz, tout en harmonisant les incitations fiscales. Le texte instaure également une durée minimale de licence de dix ans afin de favoriser les investissements de long terme dans des secteurs clés comme l’agro-industrie, la fabrication, l’exploitation minière et les technologies avancées.Enfin, la nouvelle loi sur les technopoles établit un cadre juridique destiné à encadrer la création de pôles technologiques intégrés. Ces hubs proposeront un guichet unique pour les services publics afin de renforcer la position du Kenya comme destination majeure pour les entreprises technologiques, l’innovation et la recherche en Afrique. Cette série de réformes intervient quelques semaines après la promulgation d’une loi réduisant la TVA sur les produits pétroliers de 16 % à 8 %, une mesure destinée à alléger les coûts du carburant et à soutenir l’activité économique.Elle coïncide également avec la tenue du sommet Africa Forward Summit à Nairobi, qui réunit plusieurs dirigeants africains autour des enjeux liés aux investissements et aux partenariats publics-privés.Confronté à des pressions économiques et à une dette publique estimée à 67,5 % du PIB fin 2025, le gouvernement kényan cherche à accélérer l’industrialisation du pays et à attirer davantage d’investissements directs étrangers.
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