Aïd Al-Adha 2026. Le gouvernement rassure sur l’approvisionnement du marché national
Le gouvernement prévoit une offre comprise entre 8 et 9 millions de têtes pour l’Aïd Al-Adha 2026, contre une demande estimée entre 6 et 7 millions.

À quelques semaines de l’Aïd Al-Adha, le gouvernement affiche un discours rassurant sur la disponibilité du cheptel national. Réuni jeudi sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le Conseil de gouvernement a fait le point sur les préparatifs de l’Aïd 1447.

Le gouvernement veut dissiper les inquiétudes autour de l’approvisionnement du marché national à l’approche de l’Aïd Al-Adha 2026. Réuni jeudi 14 mai sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le Conseil de gouvernement a suivi une présentation sectorielle consacrée aux préparatifs de cette échéance religieuse et commerciale majeure.Présentant les données actualisées de la campagne, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a indiqué que son département poursuit, en coordination avec les différents intervenants, la mise en œuvre d’un programme intégré destiné à garantir l’approvisionnement des marchés en ovins et caprins dans de bonnes conditions.Selon le ministre, les indicateurs disponibles montrent que l’offre prévue pour cette année devrait dépasser le niveau de la demande. L’offre nationale destinée à l’Aïd est estimée entre 8 et 9 millions de têtes d’ovins et de caprins, alors que la demande est évaluée entre 6 et 7 millions de têtes.Le gouvernement attribue cette amélioration à plusieurs facteurs, notamment au programme de reconstitution du cheptel national lancé conformément aux Hautes Orientations Royales, ainsi qu’à l’amélioration des conditions climatiques et aux résultats des campagnes de reproduction automnale et printanière.Ces différents éléments ont permis, selon le ministre, de restaurer progressivement l’équilibre du cheptel national, dont l’effectif est désormais estimé à près de 40 millions de têtes. Le ministre a également insisté sur le suivi sanitaire renforcé mis en place à travers les services vétérinaires de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Les opérations de contrôle et de surveillance menées dans les différentes régions du Royaume montrent, selon le gouvernement, que l’état sanitaire du cheptel national demeure « bon ».Il a par ailleurs insisté sur l’importance des mesures prises pour préserver les femelles ovines et caprines. Depuis août dernier, près de 95 % des femelles recensées ont été maintenues dans le cheptel, soit environ 20 millions de têtes, sans compter les nouvelles naissances enregistrées durant cette période.