Nigéria : une économie en mutation
L’économie nigériane a enregistré une croissance de 3,89 % au premier trimestre 2026, selon les données publiées par le Bureau national des statistiques (NBS). Cette performance est essentiellement portée par le dynamisme du secteur non pétrolier.
Les télécommunications, les services financiers, l’agriculture et le commerce ont constitué les principaux moteurs de cette croissance, compensant la baisse de la production de pétrole brut. Le rapport du NBS souligne ainsi une économie de plus en plus diversifiée, moins dépendante des hydrocarbures.Le secteur des services conserve sa position dominante, représentant 57,73 % du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre 2026, contre 57,5 % un an plus tôt. L’agriculture contribue pour sa part à hauteur de 23,16 %, confirmant son poids structurel dans l’économie nationale.Dans le même temps, le secteur non pétrolier affiche une croissance de 3,94 %, confirmant sa résilience malgré les défis du contexte économique.Sur le plan énergétique, la production quotidienne de pétrole brut a reculé à 1,55 million de barils par jour, contre 1,62 million sur la même période en 2025.Pour l’ensemble de l’année 2026, le gouvernement nigérian anticipe une croissance de 4,68 %, contre 3,87 % en 2025. Cette projection repose sur une amélioration attendue de la stabilité macroéconomique, la maîtrise de l’inflation, ainsi que la poursuite des réformes structurelles.**related_articles[21865-Industrie : la percée ivoirienne]**