Karim Zidane : « La première richesse du Maroc réside dans ses talents » »
Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques.

À Merzouga, au cœur du Rally IA Future Lab, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a estimé que la bataille de demain ne se gagnera ni par les ressources naturelles ni par les avantages traditionnels, mais par la capacité à investir dans les talents, l’innovation et les technologies de rupture.

Dans un contexte mondial marqué par une accélération sans précédent de la transformation numérique, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane a estimé que l’intelligence artificielle s’impose désormais comme l’un des principaux moteurs de croissance économique à l’échelle internationale. Les pays qui prennent aujourd’hui le virage de la connaissance, de la recherche scientifique et des infrastructures numériques seront, selon lui, les mieux armés pour renforcer leur compétitivité et capter les opportunités de la nouvelle économie. Pour le responsable gouvernemental, le Maroc a déjà engagé cette dynamique à travers la stratégie Maroc Digital 2030 et l’initiative « AI Made in Morocco », deux chantiers qui traduisent l’ambition du Royaume de se positionner comme un hub régional de l’économie numérique et des technologies avancées.Le capital humain, première richesse du MarocAu-delà des infrastructures et des investissements technologiques, Karim Zidane a insisté sur ce qu’il considère comme le véritable moteur de la transformation économique : le capital humain. « Le développement économique moderne ne repose plus uniquement sur les ressources naturelles, mais avant tout sur les compétences humaines, l’innovation et la créativité », a-t-il affirmé devant les centaines de participants réunis à Merzouga.Dans cette perspective, le Rally IA Future Lab apparaît comme bien plus qu’un événement consacré à l’intelligence artificielle. Pour le ministre, il s’agit d’un espace de détection des talents, d’expérimentation et d’accompagnement, capable de transformer des idées innovantes en projets concrets répondant aux besoins de l’économie et de la société.Cette conviction trouve un écho particulier dans le profil des participants. Chercheurs, étudiants, ingénieurs, entrepreneurs et développeurs venus de l’ensemble des régions du Royaume incarnent, selon lui, la nouvelle génération appelée à porter les technologies de demain.Le choix de Merzouga pour accueillir cette première édition n’est pas anodin. Karim Zidane y voit un symbole fort de la trajectoire que souhaite emprunter le Maroc. Entre les paysages emblématiques du désert et les technologies de pointe mises à l’honneur durant l’événement, le ministre a souligné la rencontre entre deux dimensions complémentaires : l’attractivité territoriale du Royaume et sa capacité à se projeter dans les industries du futur. « Cette combinaison confère au Maroc une véritable légitimité : celle d’un pays doté d’une forte attractivité territoriale, mais aussi d’une jeunesse talentueuse, formée selon les meilleurs standards », a-t-il déclaré.Pour lui, cette jeunesse constitue l’un des principaux atouts stratégiques du Royaume. Une génération capable de dialoguer avec le monde, maîtrisant les compétences technologiques les plus avancées et animée par la volonté de participer activement aux grandes transformations en cours.Le ministre a également lancé un appel aux entreprises nationales et aux groupes internationaux implantés au Maroc afin qu’ils renforcent leur engagement en faveur des jeunes talents. « L’avenir repose sur deux éléments essentiels : la confiance dans le futur et l’investissement dans notre jeunesse », a-t-il conclu.