Nisrine Louzzi : « Dakhla Atlantique sera un port IA par excellence » 
Nisrine Iouzzi, directrice de l’aménagement du nouveau port Dakhla Atlantique.

Au Congrès mondial de l'organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), le projet du port de Dakhla Atlantique a été présenté comme un investissement structurant à forte portée économique, combinant intégration africaine, transition numérique et montée en puissance de l’intelligence artificielle dans les infrastructures.

Intervenant en marge de la 8ᵉ édition du Congrès mondial de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), Nisrine Iouzzi, directrice de l’aménagement du nouveau port Dakhla Atlantique, a mis en avant la portée stratégique de ce projet.Elle a noté que cette infrastructure portuaire vise à renforcer le positionnement du Maroc dans l’espace atlantique africain, tout en jouant un rôle clé dans le désenclavement des pays du Sahel et le développement des échanges régionaux. L’IA intégrée dès la constructionSelon Iouzzi, le projet intègre déjà des outils d’intelligence artificielle dès sa phase de réalisation. L’objectif est d’améliorer le pilotage du chantier et la qualité des infrastructures en cours de construction.Elle a notamment cité l’usage du BIM (Building Information Modeling), un système de modélisation 3D et de jumeau numérique permettant le suivi des travaux, la coordination des équipes et la résolution des problèmes techniques en temps réel.L’IA est également mobilisée dans le contrôle qualité, à travers l’analyse d’images et des solutions de deep learning appliquées au suivi de la performance du béton. La responsable a précisé que cette logique se poursuivra dans la phase d’exploitation du port, qui reposera sur les technologies les plus avancées du moment.L’objectif est de faire de Dakhla Atlantique une infrastructure intelligente, optimisée par les données et l’intelligence artificielle, en phase avec les standards internationaux des grandes plateformes portuaires.Nisrine Iouzzi a également insisté aussi sur la dimension environnementale du projet, qui s’inscrit dans une stratégie de préservation des côtes et de développement de l’économie bleue. Cette approche vise à concilier performance économique, durabilité et innovation, dans un contexte marqué par la montée des enjeux climatiques et environnementaux.La présentation du projet au Congrès de Tanger illustre, selon ses promoteurs, la convergence entre infrastructures, transition numérique et intégration africaine. Avec Dakhla Atlantique, le Maroc ambitionne de consolider son rôle de hub régional, en combinant logistique, innovation technologique et développement durable.Images : Ismail Ouahi