CGLU. Le Maroc exporte son modèle de gouvernance territoriale
Le Maroc veut faire de son modèle territorial une source d'inspiration internationale.

À Tanger, le Maroc profite de la 8ᵉ édition du Congrès mondial de la CGLU pour mettre en avant ses avancées en matière de coopération Sud-Sud, de gouvernance locale et de participation citoyenne. Pour Firdaous Oussidhoum, directrice du programme scientifique Maroc, les échanges déboucheront sur des recommandations concrètes pour les collectivités territoriales.

À mi-parcours de la 8ᵉ édition du Congrès mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), qui réunit à Tanger plus de 3.000 élus, experts et responsables institutionnels venus des cinq continents, le Maroc met en avant son expérience en matière de développement territorial et de gouvernance locale. Pour Firdaous Oussidhoum, directrice du programme scientifique Maroc du Congrès, cette participation dépasse largement le cadre d'une simple organisation logistique. Elle constitue une occasion pour le Royaume de présenter des politiques publiques qui suscitent un intérêt croissant à l'échelle internationale. « Le Royaume contribue aux conversations mondiales sur le développement en partageant les solutions innovantes développées au Maroc, qui sont aujourd'hui avant-gardistes. »La coopération Sud-Sud au cœur des échangesParmi les principaux temps forts de cette troisième journée figurent les débats consacrés à la coopération décentralisée entre les collectivités territoriales africaines. À ce titre, les participants se sont penchés sur le Fonds africain de coopération décentralisée internationale (FACDI), mis en place par le ministère de l'Intérieur pour soutenir les partenariats entre collectivités africaines.Pour Firdaous Oussidhoum, cette initiative reflète la volonté du Royaume de faire de la coopération territoriale un levier concret du développement du continent. Les échanges ont également porté sur la gouvernance ouverte, la transparence des institutions publiques et le renforcement de la participation citoyenne, avec notamment l'intervention de responsables de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH).Au-delà des débats, la responsable du programme scientifique insiste sur la qualité des discussions engagées entre les différents acteurs internationaux.Selon elle, les sessions organisées dans le cadre du Congrès favorisent le partage d'expériences, la confrontation des modèles et l'émergence de nouvelles approches pour répondre aux défis des collectivités territoriales. « Les sessions génèrent de véritables conversations, des solutions, des alternatives et nourrissent les réflexions des uns et des autres. »L'objectif affiché est désormais de transformer ces échanges en propositions opérationnelles. Les conclusions des différentes sessions viendront alimenter une contribution officielle du Congrès, fondée sur des recommandations destinées à accompagner l'évolution des politiques publiques locales après 2030. « Nous construirons une contribution formelle avec des recommandations précises. », conclut Firdaous Oussidhoum.