La RDC consolide sa trajectoire économique
Kinshasa, la capitale de la RDC

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la troisième revue du programme de la République démocratique du Congo (RDC) au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Cette décision ouvre la voie à un décaissement immédiat de 348,5 millions de dollars en faveur du pays.Le FMI estime que la mise en œuvre du programme économique reste globalement satisfaisante. La quasi-totalité des critères de performance fixés à fin décembre 2025 ont été respectés. Seuls le solde budgétaire intérieur et le critère relatif à l'absence de pratiques de taux de change multiples n'ont pas été atteints, en raison de dépenses sécuritaires exceptionnelles et d'un ajustement technique effectué par la Banque centrale du Congo (BCC). L'institution souligne toutefois que les autorités congolaises ont déjà engagé des mesures correctives.Sur le volet de la résilience climatique, le FMI salue l'achèvement anticipé de la méthodologie d'évaluation climatique des investissements publics. En revanche, la révision du Code forestier accuse un retard, attribué à des facteurs indépendants de la volonté des autorités.Malgré un contexte sécuritaire difficile, l'économie congolaise a fait preuve de résilience en 2025. La croissance continue d'être soutenue par les performances du secteur minier et le renforcement progressif des activités non extractives. Le FMI estime également que la récente émission d'une euro-obligation contribuera au financement de projets d'infrastructures prioritaires.L'institution relève par ailleurs une amélioration de la situation extérieure du pays, portée par la vigueur des exportations minières, une réduction du déficit courant et une hausse continue des réserves de change. L'inflation a fortement reculé pour s'établir à 2,5 % à fin avril 2026, grâce notamment à l'appréciation du franc congolais.Le FMI met toutefois en garde contre plusieurs risques susceptibles de peser sur les finances publiques, notamment les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, l'épidémie d'Ebola et la persistance du conflit armé dans l'est du pays. Malgré ces défis, les perspectives de la dette publique demeurent stables.Pour 2026, l'institution prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 5,6 %, confirmant les perspectives favorables de l'économie congolaise.**related_articles[21704-La BAD investit pour stabiliser l’Est de la RDC]**