Malgré les crises, le Burkina Faso affiche une croissance solide 
Ouagadougou, capitale du Burkina Faso

Le Burkina Faso a enregistré une croissance économique moyenne de 4,8 % entre 2016 et 2025, selon les chiffres présentés par le gouvernement lors du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, tenu le 11 juillet à New York.

Les autorités attribuent cette performance aux résultats enregistrés dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l'agriculture, l'industrie et la mobilisation des ressources internes, malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques.Dans le secteur agricole, la production céréalière a atteint 7,15 millions de tonnes en 2025, soit un niveau couvrant 126 % des besoins nationaux. Pour le gouvernement, cette performance illustre les progrès réalisés en matière de résilience alimentaire et de renforcement de la sécurité nutritionnelle.Parallèlement, le Burkina Faso affirme avoir renforcé son autonomie financière en mobilisant 3 309,7 milliards FCFA (environ 5,75 milliards de dollars) de ressources internes sur la période afin de soutenir le financement de son développement.Le gouvernement met également en avant des avancées dans plusieurs indicateurs liés aux Objectifs de développement durable (ODD). Le taux d'accès à l'eau potable est ainsi passé de 72,4 % en 2016 à 78,9 % en 2025, tandis que la contribution de l'industrie au produit intérieur brut est passée de 24,4 % à 32,9 %, traduisant une progression de l'industrialisation de l'économie.Le Plan RELANCE au cœur de la stratégie 2026-2030Ces résultats servent de point d'appui au lancement du Plan RELANCE 2026-2030, dévoilé le 5 juin dernier et appelé à constituer le nouveau Plan national de développement du pays.Estimé à 36 190,7 milliards FCFA, ce programme ambitionne d'accélérer la transformation économique et sociale du Burkina Faso autour de quatre axes majeurs : le renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale, l'amélioration de la gouvernance, le développement du capital humain et la transformation durable de l'économie.Le plan mise notamment sur une plus forte mobilisation des ressources nationales, l'industrialisation, la transformation agro-sylvo-pastorale, le développement des infrastructures ainsi que la création d'emplois pour les jeunes. Il prévoit également de nouveaux mécanismes de financement, tels que l'actionnariat populaire et les contributions communautaires, afin de limiter le recours aux financements extérieurs.Selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI), l'économie burkinabè devrait poursuivre cette dynamique avec une croissance attendue de 4,9 % en 2026.**related_articles[22124-Le Burkina Faso à l’ère de l’IA ]**