L'ex président du Rassemblement national des indépendants (RNI) affirme que la préparation des échéances électorales ne doit pas se limiter aux dernières semaines précédant le scrutin, ni obéir à une logique de confection des listes et de recrutement de candidats. Pour Aziz Akhannouch, elle s’inscrit plutôt dans un processus de longue haleine fondé sur le travail de terrain, l’encadrement continu, la proximité avec les citoyens et l’écoute de leurs attentes.
S’exprimant lors d’une rencontre de communication organisée par le RNI, samedi 25 juillet à Dakhla, en présence de près de 3 000 personnes, Aziz Akhannouch a souligné que « les échéances électorales ne constituent pas un rendez-vous auquel on se prépare à la dernière minute, mais l’aboutissement d’un long parcours de travail sur le terrain, d’encadrement et d’écoute des citoyens ».
Il a ajouté qu’un parti fort est une formation présente sur le terrain, prête à affronter les échéances avec ses femmes, ses hommes, ses jeunes et ses militants, tout en assumant pleinement ses choix.
Le président du RNI a estimé que l’action partisane ne pouvait être réduite au dépôt de listes électorales ou à la recherche de personnalités à l’approche des élections. «Un parti politique n’est pas une simple liste de noms. De même, la force d’un parti ne se résume ni à sa direction, ni à ses ministres, ni à ses personnalités connues », a-t-il insisté.
Selon lui, un parti solide repose avant tout sur une large base de militantes et de militants engagés quotidiennement sur le terrain, œuvrant pour l’avenir du pays et au service des citoyens. Leur mission consiste notamment à écouter les attentes de la population, à identifier ses priorités et à y apporter des réponses concrètes.
Aziz Akhannouch a rappelé, à ce propos, que le service des citoyens ne devait pas se limiter aux campagnes électorales, mais constituait « un engagement quotidien et une responsabilité permanente ».
«Certains partis sont restés pendant cinq ans sans agir sur le terrain. À l’approche des élections, ils se mettent ensuite à rechercher des personnalités susceptibles de les rejoindre afin de constituer leurs listes électorales», a-t-il déclaré.
Le RNI, a-t-il poursuivi, a choisi une démarche différente, fondée sur une présence continue sur le terrain et sur un travail de proximité avec les citoyens. La présentation anticipée de ses candidats témoigne, selon lui, de « la maturité politique du parti et d’une culture démocratique fondée sur la clarté, loin des surprises de dernière minute ».
Aziz Akhannouch a également affirmé que la démocratie «ne commence pas uniquement le jour du vote». Elle suppose, selon lui, de mettre à la disposition des citoyens toutes les informations nécessaires afin de leur permettre de prendre une décision éclairée sur le parti et sur les personnes appelées à les représenter.
La transparence dans la présentation des candidats constitue ainsi, à ses yeux, une composante de la responsabilité politique et une marque de respect envers le droit des citoyens à choisir librement leurs représentants.
L'ancien président du parti de la colombe a par ailleurs souligné que les électeurs ne votent pas seulement pour des personnes, mais aussi pour «une vision, un programme et une crédibilité». Ils accordent également leur confiance à un parti ayant démontré sa capacité à assumer les responsabilités et à agir dans le respect des institutions et des citoyens.
« Le véritable travail politique exige une présence constante sur le terrain, une écoute attentive des citoyens et une préparation de l’avenir fondée sur la confiance, la crédibilité et les réalisations », a-t-il conclu.**related_articles[21996-Législatives 2026 : l’OMDH interpelle les partis sur les droits humains]**