Marrakech Short Film Festival 2026 : le court métrage au service du dialogue entre les cultures
Le cinéma en plein air au cœur de Marrakech, entre création et dialogue des cultures

Du 25 au 30 septembre, Marrakech accueillera la 6e édition du Marrakech Short Film Festival, qui réunira des cinéastes venus des cinq continents. Avec plus de 400 films reçus de plus de 90 pays, une forte présence de la création marocaine et Malte comme pays à l’honneur, le festival entend faire de la ville un véritable carrefour de création, de rencontres et de diplomatie culturelle.

Le Marrakech Short Film Festival (MARRAKECHsFF) dévoile la sélection officielle de sa sixième édition, qui se tiendra du 25 au 30 septembre 2026 dans plusieurs lieux emblématiques de la ville ocre. Cette nouvelle édition confirme l’ambition internationale du festival tout en renforçant son inscription dans le paysage culturel et artistique de Marrakech.Plus de 400 courts métrages provenant de plus de 90 pays et des cinq continents ont été soumis au festival. Une participation qui témoigne de la place grandissante du MARRAKECHsFF dans le circuit international du court métrage et de sa volonté de faire de Marrakech un espace de circulation des œuvres, des talents et des idées.Le cinéma comme langage de la diplomatie culturellePour cette sixième édition, la diplomatie culturelle s’impose comme l’un des axes majeurs de la programmation. À travers le court métrage, le festival entend favoriser le dialogue entre les cultures et créer des passerelles entre les pays, les artistes, les institutions et les professionnels du secteur.Cette dimension internationale trouve une expression particulière avec la présence de Malte, désignée pays à l’honneur de l’édition 2026. L’invitation de l’archipel méditerranéen s’inscrit dans une volonté de renforcer les relations culturelles entre le Royaume du Maroc et la République de Malte, en faisant du cinéma un espace privilégié de découverte, de dialogue et de coopération.Neuf courts métrages maltais seront présentés au public marocain, avec une programmation mêlant fiction, animation et documentaire. Réalisés en maltais et en anglais, ces films proposent différents regards sur la culture, les traditions, le patrimoine et l’environnement de l’archipel.À l’occasion de cette édition, le Consul général de la République de Malte s’est dit honoré de voir son pays invité au festival et a souligné l’importance de développer des liens culturels plus étroits, une meilleure connaissance mutuelle et une relation d’amitié entre Malte et le Maroc.La culture apparaît ainsi comme un terrain privilégié de rapprochement entre les deux pays. Par sa position singulière à la croisée de l’Europe et de l’Afrique, Malte trouve également dans le cinéma un moyen de faire connaître son identité, son histoire et sa diversité culturelle.Cette programmation est rendue possible grâce à la mobilisation de plusieurs partenaires et acteurs maltais, notamment le Malta Arts Council et le Centre for the Maltese Language, ainsi qu’à l’expérience du MARRAKECHsFF dans le développement de collaborations et d’échanges culturels internationaux.La création marocaine au cœur du festivalMalgré son ouverture internationale, le MARRAKECHsFF accorde une place centrale à la nouvelle génération de cinéastes marocains. La Compétition nationale demeure l’un des piliers de la manifestation et constitue une plateforme destinée à révéler les talents émergents et à favoriser leur rencontre avec des professionnels et des institutions venus du Maroc et de l’étranger.Dans le cadre du Belarj Prize, cinq films ont été retenus : Fading Candle d’Ismail Ait Lahcen, Aicha de Sanaa El Alaoui, Two Ways de Yassine Iguenfer, Mesk Ellil de Rami Adnane et Behind the Curtain’s Edge de Kacem Skalli.Le Nakhil Prize réunit Aicha de Sanaa El Alaoui, Two Ways de Yassine Iguenfer et Paradise Garden de Sonia Terrab.La sélection du Behja Prize met quant à elle à l’honneur Phone Breaker d’Aziz Hattab, Les Liens Invisibles de Sandia Tajdine, Paradise Garden de Khadija Salamadina et 65 Days de Mohamed Ben Seltana.Quatre autres productions marocaines complètent la sélection nationale hors compétition : Quo Vadis Meryem d’Amine Zeriouh, With the Wind d’Ines Lehaire, Investigation de Marwan Chiguer et Crawling Birds de Karim Taj.À travers cette programmation, le festival entend offrir aux jeunes créateurs marocains une visibilité accrue et favoriser leur intégration dans les réseaux professionnels et artistiques internationaux.Une compétition internationale aux quatre coins du mondeLa Compétition internationale confirme l’ampleur géographique de cette sixième édition. Les films sélectionnés viennent notamment d’Italie, d’Irak, de Chine, du Portugal, d’Australie, d’Albanie, du Liban, du Kazakhstan, d’Égypte, d’Espagne, du Royaume Uni, de Corée du Sud et du Japon.Parmi les œuvres présentées figurent The Bridge de Giacomo Bendotti, Where The Balloon Led Me de Yasmeen Waleed, The Wind in Ash de Kun Sun, Dog Alone de Marta Reis Andrade, Trading Cards de Radheya Jang, Majonézé de Giulia Grandinetti, What If They Bomb Here Tonight? de Samir Syriani, The Experiment de Maxim Akbarov, My Brother, My Brother de Saad Dnewar et Abdelrahman Dnewar, Ciao! d’Iván Melguizo Martín, Dessert Is Served de Leyla Hattabi, A Scream on the Roof de Jun Cordon et A Very Straight Neck de Neo Sora.La programmation internationale hors compétition s’enrichit également de films venus du Cambodge, de France, d’Arabie saoudite et d’Espagne.Cette diversité de territoires, de langues, de sensibilités et d’approches artistiques illustre la volonté du festival de faire du court métrage un outil de dialogue interculturel. En donnant à voir des réalités parfois éloignées, le cinéma devient un espace de rencontre entre des sociétés et des imaginaires différents.Marrakech, cœur battant du festivalL’ouverture internationale du MARRAKECHsFF s’accompagne cette année d’un ancrage local renforcé. Plusieurs lieux emblématiques de Marrakech accueilleront les projections et les rencontres, parmi lesquels le Palais Badii, le Cyber Park, The Folk, l’Institut français de Marrakech, Meydene et le World Storytelling Café.Cette implantation dans différents espaces de la ville traduit une volonté claire : rapprocher le cinéma des publics et inscrire le festival dans la vie culturelle de Marrakech. La ville n’est ainsi plus seulement le cadre de la manifestation, mais devient un acteur à part entière de son identité et de son rayonnement.Ces différents rendez vous permettront de favoriser les échanges entre les invités internationaux, les professionnels marocains, les jeunes cinéastes et le public marrakchi.Une sixième édition entre ouverture internationale et identité localeAvec cette sixième édition, le Marrakech Short Film Festival poursuit une trajectoire fondée sur un équilibre entre ouverture au monde et soutien à la création nationale. L’enjeu est à la fois de faire découvrir à Marrakech des cinématographies venues des cinq continents et de créer pour les talents marocains de nouvelles opportunités de visibilité, de rencontres et de coopération.À travers sa programmation internationale, sa compétition nationale, l’invitation de Malte et son implantation dans plusieurs lieux emblématiques de la ville, le MARRAKECHsFF affirme une identité qui dépasse la simple diffusion de courts métrages.Le festival entend ainsi faire de Marrakech un espace où le cinéma devient un vecteur de création, de transmission et de dialogue. Une ambition qui place le court métrage au cœur d’une dynamique culturelle internationale, tout en consolidant son rôle de passerelle entre le Maroc et le monde.