OMPIC. La propriété industrielle poursuit sa dynamique au premier semestre 2026
Les demandes déposées auprès de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) affichent des hausses dans les principales catégories, aussi bien pour les marques que pour les dessins et modèles industriels et les brevets d’invention.
Entre janvier et juin 2026, 16.911 demandes de marques ont été enregistrées, soit une progression de 5% par rapport à la même période de 2025 selon les données de l'OMPIC. Cette évolution traduit une hausse des démarches de protection des signes distinctifs utilisés par les entreprises et les porteurs de projets.Les marques concentrent l’essentiel des dépôtsLa répartition des demandes de marques fait ressortir plusieurs secteurs. L’industrie chimique, notamment les produits d’hygiène et les détergents, représente 20% des dépôts, à égalité avec les services de publicité et de gestion des affaires commerciales, qui concentrent également 20% des demandes.Les produits pharmaceutiques arrivent ensuite avec 16% des dépôts. Les services liés à l’éducation, à la formation et au divertissement ainsi que les produits alimentaires représentent chacun 11% des demandes enregistrées au cours des six premiers mois de l’année.Les demandes liées aux dessins et modèles industriels (DMI) enregistrent une progression plus importante. 3.510 designs ont été enregistrés au premier semestre 2026, soit une hausse de 9% sur un an.Les emballages arrivent largement en tête, avec 40% des demandes. Ils sont suivis par les articles de construction, qui représentent 22%, puis par les articles de bureau et le matériel destiné aux artistes ou à l’enseignement, avec 7%.Du côté des brevets d’invention, l’OMPIC a enregistré 1.557 demandes au cours des six premiers mois de 2026, en hausse de 7% par rapport au premier semestre de l’année précédente. Les produits pharmaceutiques représentent 25% des demandes, devant la biotechnologie et la chimie fine organique, avec 12% chacune.La répartition des demandes d’origine marocaine met par ailleurs en évidence la place des établissements universitaires dans l’activité de brevet. Les universités représentent 47% des dépôts, devant les personnes physiques (33%) et les entreprises (17%).