La Côte d’Ivoire peut compter sur un bilan favorable du Fonds monétaire international (FMI) à l’issue de son programme économique et financier couvrant la période 2023-2026.
La représentante résidente de l’institution dans le pays, Aminata Touré, a salué mardi les progrès réalisés par Abidjan dans la réduction des déséquilibres macroéconomiques.
Arrivée au terme de sa mission en Côte d’Ivoire, Mme Touré s’est entretenue avec le président Alassane Ouattara à Abidjan. À cette occasion, elle a estimé que le programme avait permis d’atteindre ses principaux objectifs, notamment en matière de gestion des finances publiques et de maîtrise de la dette.
Parmi les résultats mis en avant figure la réduction du déficit budgétaire. Selon les données du FMI, celui-ci a été ramené à 3% du PIB en 2025, soit le plafond fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Autre indicateur favorable : le ratio de la dette publique rapportée au PIB a diminué en 2025, une première après plus d’une décennie de hausse ou de stabilité de cet indicateur.
La situation de la dette extérieure s’est également améliorée. En juin, le FMI et la Banque mondiale ont abaissé de « modéré » à « faible » le niveau de risque de surendettement extérieur et global de la Côte d’Ivoire, à l’issue de leur analyse conjointe de la viabilité de la dette.
Ces évolutions traduisent, selon le FMI, une amélioration progressive des équilibres macroéconomiques du pays et renforcent la confiance dans la trajectoire budgétaire engagée par les autorités ivoiriennes.
Pour Abidjan, cette appréciation constitue un signal positif alors que le gouvernement poursuit ses efforts pour préserver la stabilité des finances publiques tout en soutenant la croissance économique et les investissements.**related_articles[22906-Sénégal : le gouvernement engage le redressement économique sans « ajustement sauvage » après l’accord avec le FMI]**