Tamek démonte les « mensonges de Raissouni »
Le délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, Mohamed Salah Tamek, répond point par point aux «contrevérités» diffusées par Soulaimane Raissouni dans l’une de ses vidéos.
À travers une mise au point rédigée en arabe, Mohamed Salah Tamek déconstruit ce qu’il qualifie de dégoûtantes contrevérités diffusées par Soulaimane Raissouni dans ses vidéos pour «attirer des vues et des revenus publicitaires, au mépris de l’éthique journalistique».Le délégué général reproche à Raissouni d’inventer des faits et des propos, y compris au sujet de personnalités décédées, dont feu Abderrahmane El Youssoufi, qui ne peuvent plus les démentir. Il cite aussi parmi les personnes visées l’ancien haut-commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi, l’ancien chef du gouvernement Saad Dine El Otmani, l’avocat Abdessamad El Idrissi et lui-même.Mohamed Salah Tamek dément les affirmations de l’ancien détenu selon lesquelles celui-ci aurait été filmé menotté, en permanence, en prison et détenu dans une aile gérée par des personnes extérieures à la DGAPR.Tamek explique qu’une séquence vidéo a été effectivement filmée et momentanément diffusée par l’administration dans le seul but de répondre à ceux qui affirmaient que Raissouni ne pouvait plus bouger ni marcher après sa grève de la faim. Des personnes malintentionnées ont induit en erreur quelques autres, qui avait repris, de bonne foi, cette version, explique-t-il, assurant que des enregistrements et les registres de l’économat attestent que Raissouni a acheté et consommé du miel et des fortifiants pendant toute la période de sa «grève de la fin simulée».Tamek dément également avoir appartenu à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), affiliation que Raissouni lui aurait attribuée comme un reproche. Il rappelle son militantisme et les fonctions qu’il a occupées, de l’université au ministère de l’Intérieur, avant de prendre la tête de la DGAPR. Il salue le travail de la DGST au service du pays et affirme qu’il aurait volontiers travaillé dans ses rangs.Tamek reproche aussi à Raissouni, dont il rappelle les antécédents judiciaires, d’attaquer depuis l’étranger des responsables qui assument leurs responsabilités dans différentes institutions. Il y voit un acte de flagrante lâcheté.**related_articles[23145-Clarifications. La DGAPR répond aux détenus «en grève de la faim sur instruction du Polisario»]**