Paiement par carte. Bank Al-Maghrib réduit les frais pour les commerçants
Bank Al-Maghrib entend accélérer le développement du paiement électronique au Maroc en réduisant le coût des transactions par carte pour les commerçants. Une mesure qui s’inscrit dans les efforts visant à moderniser les moyens de paiement et à limiter le recours aux espèces.
Le paiement par carte devient moins coûteux pour les commerçants sur le plan des frais d’interchange. Bank Al-Maghrib (BAM) a abaissé leur plafond général de 0,65 % à 0,50 % hors taxes, en vertu de la décision réglementaire n° 265/W/2026, entrée en vigueur le 1er octobre. Pour les transactions effectuées auprès des commerces de proximité et dans le cadre des services gouvernementaux électroniques (e-Gov), le plafond est fixé à 0,15 %.Cette décision s’inscrit dans les mesures engagées pour développer les paiements électroniques et réduire les coûts supportés par les commerçants qui acceptent les cartes bancaires. Les frais d’interchange correspondent à la part de la commission liée à une transaction qui revient à l’établissement ayant émis la carte. Ils constituent l’une des composantes de la commission d’acquisition facturée au commerçant.Un taux réduit pour les commerces de proximitéLe dispositif prévoit un traitement différencié selon la nature de la transaction. Le plafond général est ramené à 0,50 %, tandis que les paiements réalisés auprès des commerces de proximité et ceux destinés aux services publics numériques bénéficient d’un plafond de 0,15 % hors taxes. L’objectif est notamment d’alléger les coûts liés à l’acceptation des paiements par carte pour les petits commerçants et de faciliter les règlements électroniques auprès des administrations.La baisse des frais d’interchange ne signifie toutefois pas que l’ensemble des frais liés à l’utilisation d’un terminal de paiement électronique (TPE) est ramené à ces taux. Elle concerne une composante de la commission d’acquisition, dont le montant global dépend également des autres frais appliqués par les prestataires.Bank Al-Maghrib rappelle que la commission d’acquisition reste à la charge du commerçant. Celui-ci ne peut donc pas répercuter ces frais sur le client en appliquant une majoration liée au paiement par carte.La décision renforce également les obligations d’information : les établissements de paiement acquéreurs doivent détailler les frais appliqués dans leurs contrats avec les commerçants et veiller à ce que les modalités de paiement soient affichées sur les lieux de vente.La réduction des frais intervient dans un marché marocain des paiements par carte engagé dans une transformation de son organisation, avec l’arrivée de nouveaux opérateurs d’acquisition. Selon Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence, cette évolution doit contribuer à diversifier l’offre et à renforcer la concurrence entre prestataires.