Fibre optique à Agadir. inwi mobilise les professionnels de l’immobilier
À Agadir, la deuxième édition de la Caravane de la Fibre Optique by inwi mise sur la formation des professionnels de l’immobilier pour accompagner l’intégration de la fibre optique dans les constructions neuves, conformément au nouveau cadre réglementaire.

Après une première édition consacrée aux échanges avec les promoteurs immobiliers, la Caravane de la Fibre Optique by inwi revient avec un format axé sur la formation et l’accompagnement technique des professionnels. Lancée à Agadir, cette deuxième édition vise à faciliter l’appropriation du nouveau cadre réglementaire et à accélérer l’intégration de la fibre optique dans les projets immobiliers neufs.

La connectivité s’installe parmi les nouvelles exigences du secteur immobilier marocain. À Agadir, la deuxième édition de la « Caravane de la Fibre Optique by inwi » a été lancée autour d’un enjeu concret : accompagner les promoteurs, architectes et professionnels du bâtiment dans l’intégration des infrastructures télécoms dès la conception des projets. Contrairement à la première édition, organisée sous forme de tables rondes consacrées à l’intérêt de la fibre optique dans les constructions neuves, cette nouvelle tournée privilégie les ateliers techniques et la formation. L’objectif est de permettre aux professionnels de mieux maîtriser les exigences réglementaires, les modalités de déploiement et les bonnes pratiques nécessaires à l’équipement des bâtiments. « On ne parle plus d’un choix, mais d’un savoir-faire dont doivent disposer les différents acteurs de la promotion immobilière », explique Mohamed Anedam, manager du développement des partenariats promoteurs et aménageurs chez inwi. Selon lui, le nouveau cadre réglementaire impose désormais l’intégration de la fibre optique dans les projets immobiliers, qu’ils relèvent du standing, du moyen standing ou du logement social.Agadir, un marché immobilier en transformationLe choix d’Agadir pour lancer cette deuxième édition s’explique notamment par le rythme de développement de la ville et l’ampleur des projets en cours. Pour Abdelhadi Benchafai, président du Conseil régional de l’Ordre des architectes – Région Sud, la dynamique urbaine se traduit par un volume soutenu de dossiers de construction. Il évoque une moyenne d’environ 7.000 dossiers déposés chaque année depuis 2025, dont près de 80 % auraient obtenu une autorisation.Cette évolution s’accompagne d’une transformation de la demande résidentielle. Hassan Elmandoubi, directeur général d’Al Omrane Souss-Massa, estime que les projets liés au développement de la ville et les échéances à venir, notamment la Coupe du monde 2030, influencent le marché immobilier, l’offre et les prix. Le rôle des aménageurs consiste, selon lui, à anticiper les besoins et à adapter les programmes aux nouvelles attentes.Les habitudes d’habitation évoluent également. Hassan Elmandoubi observe une transformation du marché sur les six à sept dernières années, tandis qu’Abdelhadi Benchafai relève une demande croissante pour les logements de standing supérieur. Les appartements de type F3 et F4 figurent parmi les biens qui se vendent rapidement, selon ce dernier, même si la demande porte aussi sur d’autres catégories de logements, notamment les villas.Dans ce contexte, la connectivité devient un élément supplémentaire à intégrer dans la conception des projets. La fibre optique doit permettre aux futurs occupants de disposer d’un accès au très haut débit dès leur installation, sans dépendre d’une adaptation ultérieure des infrastructures du bâtiment.Deux accords pour accompagner les professionnelsLa rencontre d’Agadir a été marquée par la signature de deux accords de partenariat. Le premier lie inwi à Moubina Immobilier, avec l’objectif de renforcer l’intégration de la fibre optique dans les nouvelles constructions. Le second a été conclu avec le Conseil régional du Sud de l’Ordre des architectes afin d’accompagner les professionnels dans l’appropriation des nouvelles exigences techniques et réglementaires.Pour inwi, cette démarche vise à rapprocher les opérateurs télécoms des acteurs qui interviennent dès les premières étapes des projets immobiliers. Une intégration anticipée des infrastructures doit faciliter le déploiement du très haut débit et limiter les interventions ultérieures dans les bâtiments.Après Agadir, la caravane doit poursuivre son parcours à Casablanca puis à Tanger. À travers ces étapes, l’opérateur entend étendre les échanges avec les professionnels de l’immobilier et de la construction et favoriser l’intégration de la fibre optique dans les nouvelles opérations à l’échelle nationale.