FMI. La croissance au Maroc plus rapide que la moyenne mondiale
Le FMI prévoit une progression de 4,5 % du PIB, puis de 4,2 % en 2027, sur fond de tensions internationales et de défis persistants sur le marché du travail.

Après une progression estimée à 4,9 % en 2025, l’économie marocaine devrait ralentir à 4,5 % en 2026, puis à 4,2 % en 2027, selon les projections du FMI. Le Royaume conserverait, par ailleurs, une croissance supérieure à la moyenne mondiale dans un environnement international marqué par les incertitudes géopolitiques et les tensions sur les marchés énergétiques.

L’économie marocaine devrait conserver un rythme de croissance supérieur à celui de l’économie mondiale en 2026. Dans sa mise à jour d’octobre de World Economic Outlook, publiée le 13 octobre, le FMI table sur une progression du produit intérieur brut (PIB) du Royaume de 4,5 % cette année, avant un ralentissement à 4,2 % en 2027. Après une croissance estimée à 4,9 % en 2025.À l’échelle internationale, le FMI prévoit une croissance de 3,1 % en 2026, puis de 3,4 % en 2027. Le rythme attendu au Maroc dépasserait ainsi la moyenne mondiale de 1,4 point cette année. Cette comparaison place le Royaume dans une dynamique plus soutenue que celle de l’économie mondiale, même si les performances varient sensiblement d’un pays à l’autre.Le contexte international demeure toutefois incertain. Dans son analyse d’octobre, le FMI met l’accent sur les risques liés aux tensions géopolitiques, aux prix de l’énergie et à l’endettement. L’institution relève également une concentration accrue de la croissance mondiale : selon ses estimations, 32 économies devraient représenter 95 % de l’expansion mondiale en 2026, contre 54 dans ses projections d’avril.Une inflation toujours modéréeSur le front des prix, les projections du FMI font état d’une inflation de 0,9 % au Maroc en 2026, avant une remontée à 1,4 % en 2027. Ces niveaux restent modérés et contrastent avec les pressions inflationnistes attendues à l’échelle mondiale, où l’inflation devrait atteindre 4,7 % en 2026, contre 4,1 % en 2025, avant de revenir à 4,1 % en 2027. Cette évolution internationale reste exposée aux variations des cours énergétiques et à la prolongation des conflits.Les prévisions du FMI font également ressortir une amélioration progressive du marché du travail. Le taux de chômage devrait s’établir à 12,2 % en 2026, avant de reculer à 11,3 % en 2027. Au-delà du rythme de croissance, l’enjeu demeure celui de sa traduction en emplois durables et en activité pour les entreprises. La capacité du secteur privé à élargir ses investissements, à développer ses débouchés et à renforcer les recrutements sera déterminante pour que la progression du PIB se répercute plus largement sur le marché du travail.Les aléas climatiques constituent également un facteur de vigilance pour l’économie marocaine, notamment en raison de leur incidence sur la production agricole et, par conséquent, sur la croissance globale.