Nigeria. L’économie résiste
La Banque mondiale revoit à la hausse ses prévisions de croissance pour le Nigeria.
Selon son dernier rapport semestriel consacré à l’économie du pays, le produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 4,3 % en 2026, avant d’atteindre une croissance moyenne de 4,4 % sur la période 2026-2028.En janvier dernier, l’institution avait pourtant abaissé sa prévision pour 2026 de 4,4 % à 4,1 %, en raison des répercussions attendues du conflit au Moyen-Orient. Cette nouvelle révision traduit une amélioration de la conjoncture macroéconomique nigériane et un impact jugé limité de ce conflit sur la première économie démographique d’Afrique.La dynamique économique du pays demeure solide. Au premier semestre 2026, la croissance a atteint 4,2 %, soutenue principalement par les secteurs des services et de l’agriculture, selon le rapport relayé par la presse locale.Pour consolider cette trajectoire, la Banque mondiale appelle les autorités nigérianes à renforcer les investissements dans les infrastructures, le capital humain, l’amélioration du climat des affaires et la sécurité. Ces leviers sont considérés comme essentiels pour favoriser une croissance durable, plus soutenue et inclusive.Sur le plan extérieur, la hausse des cours mondiaux du pétrole a contribué à renforcer les comptes du pays. L’excédent du compte courant s’est ainsi établi à 12 milliards de dollars au premier semestre 2026, soit environ 7 % du PIB, contre 8,6 milliards de dollars, équivalant à 6,7 % du PIB, à la même période en 2025.L’augmentation des recettes pétrolières a également soutenu les finances publiques. Le déficit budgétaire s’est contracté à 4 % du PIB au premier semestre 2026, contre 5 % un an auparavant.Toutefois, la Banque mondiale anticipe une dégradation du solde budgétaire sur l’ensemble de l’année. Sous l’effet de la hausse des dépenses prévue au second semestre, le déficit devrait atteindre 3,5 % du PIB en 2026, contre 3,1 % en 2025. Cette projection dépasse la prévision de 2,9 % formulée en avril dernier.Du côté des prix, les perspectives sont également orientées à l’amélioration. Après s’être maintenu autour de 15,5 % depuis février 2026, le taux d’inflation devrait progressivement ralentir pour s’établir à 12 % à l’horizon 2028, selon les estimations de l’institution.**related_articles[23177-Washington et Abuja scellent un partenariat minier ]**