Deux individus soupçonnés de piratage des réseaux de télécommunications et d’escroquerie électronique ont été interpellés à Casablanca. Ils utilisaient notamment de faux SMS attribués à la NARSA pour soutirer de l’argent à leurs victimes.
Les éléments de la police judiciaire du district de Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, à Casablanca, ont procédé, samedi 17 octobre 2026, à l’arrestation de deux individus âgés de 23 et 28 ans, soupçonnés d'implication dans des opérations de piratage informatique, de détournement d’appels téléphoniques internationaux et d’escroquerie électronique.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects exploitaient des équipements informatiques sophistiqués pour pirater les réseaux nationaux de télécommunications. Leur procédé consistait à convertir des appels internationaux en communications locales afin d’empocher frauduleusement la différence de tarification.
Mais les investigations ont également révélé une autre activité criminelle présumée, ciblant directement les automobilistes. Les deux individus auraient utilisé plusieurs numéros de téléphone pour envoyer des SMS frauduleux usurpant l’identité de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA).
Ces messages informaient faussement leurs destinataires de prétendues infractions routières et les invitaient à régler des amendes fictives à travers une plateforme électronique frauduleuse reproduisant l’apparence du site officiel de la NARSA. Ce procédé visait à tromper les victimes pour leur soutirer des sommes d’argent.
Les perquisitions effectuées aux domiciles des suspects, à Casablanca et à Settat, ont permis la saisie de dizaines de cartes SIM nationales et de cartes de recharge téléphonique, ainsi que d’un ordinateur portable, de plusieurs équipements électroniques destinés à la réception et à la redistribution du trafic Internet et de divers supports informatiques susceptibles d’avoir servi à ces activités illégales.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête judiciaire confiée à la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), sous la supervision du parquet compétent.
Les investigations se poursuivent afin d’identifier les éventuelles ramifications nationales et internationales de ce réseau présumé de cybercriminalité.