La RAM au-delà des objectifs

Bonne nouvelle pour les voyageurs. La Royal Air Maroc va inaugurer sa rentrée avec des prix alléchants. Le voyage aller-retour à Paris ne coûtera plus que 1990 DH.

L’Espagne sera à 1790 alors que les autres destinations européennes ne dépasseront pas 2390 DH. Abderrafie Zouiten, le directeur général exécutif de la RAM a de quoi justifier ce cadeau offert aux voyageurs. Le contrat-programme signé avec le gouvernement a été respecté et même au-delà. La compagnie a été allégée grâce au programme de départs volontaires qui a réduit le nombre des salariés à 3693 au lieu de 5607, soit beaucoup mieux que l’objectif du contrat-programme. D’autres économies substantielles ont été réalisées avec l’adoption des nouvelles technologies qui ont permis de réduire le nombre des agences de 9 unités. Le chiffre d’affaires réalisé via les réservations internet a totalisé 1,6 milliard de dirhams, faisant du site de la RAM, le premier site marchand du pays. Toutes ces économies ont contribué au chiffre d’affaire de 11,668 milliards de dirhams engrangé au titre de l’exercice 2011. Bref, on souffle, la compagnie n’est pas en danger. Plus encore, elle a acquis une bonne position parmi les compagnies internationales, notamment en ce qui concerne la ponctualité. Elle est désormais au top 10. Une belle mariée en somme qui a su retrouver sa jeunesse malgré la concurrence féroce et plus particulièrement celle des low cost. Que doit-on faire alors de la RAM aujourd’hui ? Comme l’OCP, la RAM est considérée par les Marocains comme leur propriété, c’est d’ailleurs pourquoi, les critiques ont été parfois sévères. En tout cas, la preuve est faite qu’une entreprise publique n’est pas forcément un gouffre financier pour le gouvernement. La réussite ou l’échec sont le fait de la gouvernance et de rien d’autre. greek language translator