Quai D'Orsay. Do you speak langue de bois?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors du point de presse du ministère des  affaires étrangères de la république française du 4 décembre 2012, un volet a été consacré au conflit israélo-palestinien. Il en ressort qu’il est très difficile de répondre clairement aux questions des journalistes. Surtout lorsque ces questions sont très précises.

Question: Quelles sont les autres mesures qui pourraient être envisagées pour la

France même si le président en a fait une ébauche hier ?

Réponse: Vous avez vu nos déclarations. Celles du ministre samedi, celle du porte-parole hier matin et la déclaration du président de la République dont vous faites état en coordination avec son homologue italien hier après-midi. Aujourd'hui, ce qui importe, c'est la reprise des négociations. Nous appelons les deux parties à les reprendre et nous les appelons à s'abstenir de toute décision qui nuirait à ces négociations.

Et si les choses continuent pendant plusieurs mois, irez-vous plus loin dans la condamnation, en ne demandant pas seulement la reprise des discussions. Car, c'est une chose que l'on demande depuis assez longtemps. Je ne dirais pas que cela ait un effet positif. Pensez-vous pouvoir aller un peu plus loin?

Nous avons fait toutes les déclarations que nous devions faire de façon très claire au cours des derniers jours. Nous avons vraiment été très clairs et ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est que les deux parties reprennent la négociation. C'est ce qu'a indiqué le président de la République hier après-midi avec son homologue italien.

Et le rappel de l'ambassadeur pour consultation est-il envisageable ? Est-ce une option plausible et de façon concertée, notamment avec les Britanniques ?

Je ne souhaite pas entrer plus avant dans cette discussion. Nous nous sommes déjà exprimés par nos messages concernant la colonisation. Nous l'avons à nouveau rappelé très clairement hier à l'ambassadeur israélien. Comme l'a dit le président de la République, nous souhaitons la reprise des négociations. «Nous ne sommes pas dans une logique de sanctions mais dans une logique de conviction». Les deux parties doivent s'abstenir de tout geste qui pourrait empêcher la reprise des négociations.

Le secrétaire général de la Ligue arabe a annoncé hier que le Quartet était devenu inutile. Quelle est votre position ?

Nous nous sommes exprimés concernant le Quartet. Nous avons indiqué que la discussion devait avancer avec l'appui de tous les pays qui le souhaitent et la France est prête à appuyer cette reprise. Plusieurs pays peuvent appuyer les efforts pour le processus de paix et la France est prête à jouer son rôle.

S'agissant des protestations, il semble qu'elles ne servent à rien. Actuellement, on en est à plus de 500.000 colons dans les territoires de l'État de la Palestine. Est-ce encore utile de condamner, de protester ? Cela devient un jeu de dupe en fait ? À quoi sert-il de protester si la partie israélienne ne tient pas compte de ces protestations ?

Comme je viens de le dire, le président de la République a indiqué hier que nous étions dans une logique de conviction. Nous pensons que le rappel des principes est important, que les condamnations sont importantes, que l'exhortation faite aux parties d'éviter tout geste qui pourrait empêcher la reprise des négociations, tout cela, ce sont des éléments importants. Je m'en tiendrai là à ce stade.

Puisque vous avez l'air de tellement tenir à cette conviction, depuis ces déclarations, avez-vous reçu une déclaration, un indice qui vous pousse à croire qu'Israël pourrait revenir sur sa décision de construire de nouvelles colonies ?

Là il n'y a pas de réponse explicite.

Pouvez-vous nous aider à analyser les perspectives d'avenir. Quels sont les leviers que vous pouvez utiliser dans la période qui s'ouvre selon vous ?

Les leviers qui peuvent être utilisés ce sont les rappels par l'ensemble de la communauté internationale que les deux parties doivent s'engager dans cette négociation. Il n'y a pas d'autres voies, aussi bien pour la sécurité d'Israël à laquelle nous sommes très attachés que pour l'émergence d'un État palestinien viable qui est aussi un objectif de notre politique.

 

Mot de la rédaction: Bref, on n'a rien retenu mais on part avec le sentiment du travail accompli. Les généralités servies (les deux parties,  logique de conviction, et surtout ce " tout geste qui pourrait empêcher la reprise des négociations".

 

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