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Suspension des vols internationaux : 5.760 Marocains rapatriés
Bloqués à l'étranger suite à la décision des autorités de suspendre les vols internationaux vers le Royaume, 5760 Marocains ont pu toutefois rentrer chez eux via des ponts aériens depuis les Émirats Arabes Unis, le Portugal et la Turquie.
L’Observateur .
Ils sont 5.760 Marocains à avoir regagné le Maroc grâce à cette opération de rapatriement
Alors que le nouveau variant omicron se propageait dans le monde entier, le Maroc à l’instar de plusieurs pays a décidé, le 29 novembre, de suspendre les vols à destination du Royaume. « Suite à cette suspension, tous les services et les moyens nécessaires ont été mobilisés pour assurer le rapatriement des citoyens marocains ayant voyagé hors du territoire national pour motifs professionnels, familiaux, médicaux ou touristiques et qui se sont retrouvés bloqués à l'étranger », explique le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas, lundi 27 décembre 2021, en réponse à une question à la Chambre des représentants à propos des Marocains bloqués à l’étranger. Le Ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé des Relations avec le Parlement, a indiqué d’ailleurs que cette opération de rapatriement a permis à 5.760 citoyennes et citoyens de rentrer au Maroc durant la période allant du 15 au 22 décembre 2021.
Le Ministre a indiqué que cette opération a été menée en coordination entre les autorités marocaines compétentes, dont les Ministères des affaires étrangères, de l'intérieur, de la santé, des transports et du tourisme, ainsi que la Direction Générale de la Sûreté Nationale. Les vols de rapatriement ont été organisés à partir de trois pays : Le Portugal, la Turquie et les Emirats Arabes Unis. « Le choix a été porté sur ces pays car ils constituent des zones de transit régionales qui permettent de cibler et de faciliter le retour des citoyens marocains bloqués dans les régions continentales où ils sont largement concentrés (Europe, Asie, monde arabe) » explique Mustapha Baitas.
Avec une cadence de 1.000 à 1.500 personnes par jour, cette opération de rapatriement a été basée sur des critères objectifs et précis pour la sélection des bénéficiaires « appliqués de manière flexible et citoyenne en prenant en considération les particularités au cas par cas. Une approche qui a été acceptée en toute conscience et responsabilité par les citoyens » précise le porte parole du gouvernement.
Rappelons que les vols spéciaux se sont déroulés dans le respect d'un protocole sanitaire précis. Ce dernier consistait à fournir le résultat du test PCR fait au moins 48 heures avant le vol, de se mettre en quarantaine pendant sept jours dans des hôtels désignés à cet effet aux frais du gouvernement, d’effectuer des tests PCR pendant la période de quarantaine toutes les 48 heures et de prendre en charge toutes les personnes testées positives, que ce soit à l'aéroport ou à l'hôtel, par les autorités sanitaires compétentes. Les personnes rapatriées ont été orientées vers des établissements hôteliers à Agadir (1.937 bénéficiaires), Marrakech (1.550), Casablanca (935), Fès (669) et Tanger (669).
Concernant les prix des billets, Baitas a souligné les efforts déployés pour ménager le pouvoir d’achat des voyageurs et rendre les prix abordables. « Ceci alors que les vols de rapatriement ont été programmés avec une faible capacité, ne dépassant pas des fois 25 à 30% », précise le Ministre. Toujours selon ce dernier, les dates des vols programmés ont été annoncées au moins 48 heures à l'avance pour permettre aux voyageurs de se préparer et de se procurer leurs billets à temps. En application des hautes orientations royales, d’importants efforts ont été déployés avec une organisation logistique de qualité pour assurer le bon déroulement de cette opération. Mobilisation d'avions, analyses médicales à l’arrivée, organisation du transport interne de l'aéroport vers les hôtels et réalisation de nouvelles analyses toutes les 48 heures... sont autant de mesures destinées à fluidifier cette opération ayant mobilisé un important budget, comme l’assure Mustapha Baitas.

