The Economist tacle le « régime pourri » d’Alger

« Deux mots du lexique local résument le malaise algérien : hogra et haraga, commence l’article qui explique ces deux concepts: « Le premier englobe une gamme de sentiments sombres qui affectent les Algériens : un sentiment d'humiliation et d'oppression, un déni de dignité. Cela conduit au deuxième mot de plus en plus courant, signifiant littéralement "ceux qui brûlent". Et l’image de l’Algérie brûle avec. Quand The Economist s’intéresse au sujet cela veut dire que les temps sont difficiles pour la « puissance régionale ».
Pour le média, ces deux concepts se réfèrent au flux croissant d'Algériens voulant émigrer illégalement pour avoir une vie meilleure à l'étranger, impliquant la destruction des papiers d'identité, d’où le nom de harag. Selon L’article, 13 000 personnes ont atteint l'Espagne dans des embarcations de fortune. Il cite un récent article du Monde d’un journal français intitulé « Valise ou prison » qui explique pourquoi les principaux militants des droits de l'homme se sentaient poussés à émigrer. "J'ai dû fuir pour rester en vie", a déclaré un avocat. Quand c’est un avocat qui le dit...
Comment mon général va-t-il accueillir cet article d’une publication a portée mondiale, sachant qu’il a consacré 23 milliards de dollars aux dépenses militaires, alors que le prix d’un bazooka peut aider un jeune désœuvré à créer une petite entreprise. Sans parler du nombre de vaches laitières que l’Algérie peut acheter pour épargner aux citoyens les longues files.

